offense
nom, féminin · /ɔfɑ̃sə/ ou /ofɑ̃sə/
Usage : d'usage courant (5.34 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Parole ou acte qui blesse ou humilie quelqu'un.
Il a pris cette plaisanterie comme une offense personnelle.
« Si les autres [que le souverain] osaient le louer, il repoussait leurs louanges comme des offenses, et, indocile à la flatterie, il en craignait jusqu'à l'apparence »Bossuet (1627-1704)
« Les Italiens conservent le souvenir des bienfaits, et, pour tout dire aussi, celui des offenses plus profondément que d'autres peuples qui ne sont guère susceptibles que d'impressions plus légères »Fontenelle (1657-1757)
Religion. Dans le langage religieux, faute commise contre Dieu, péché : « Pardonnez-nous nos offenses ».
Le prêtre implorait le pardon de Dieu pour les offenses commises.
Synonyme : péché.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- offenses : pluriel · /ɔfɑ̃sə/ ou /ofɑ̃sə/
- offense : singulier · /ɔfɑ̃sə/ ou /ofɑ̃sə/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 2 sens
s. f.
Injure de fait ou de parole.
Mais une grande offense est de cette nature Que toujours son auteur impute à l'offensé Un vif ressentiment dont il le croit blesséPierre Corneille (1606-1684)
Qui peut sans s'émouvoir supporter une offense ?Pierre Corneille (1606-1684)
En termes de dévotion, péché, faute. Pardonnez-nous nos offenses. Au sens actif.
Cette indigne mollesse et ces lâches défenses Sont des punitions qu'attirent mes offensesPierre Corneille (1606-1684)
Mais, mon père, jugez-vous qu'un homme soit digne de recevoir l'absolution quand il ne veut rien faire de pénible pour expier ses offenses ?Pascal (1623-1662)
Étymologie : Provenç. offensa ; espagn. ofensa ; ital. offenza ; du lat. offensa, action de heurter, qui vient de offensum, supin de offendere, heurter, de ob, et fendere, radical inusité qu'on retrouve dans in-fensus, mani-fes-tus ; fen, fes est la racine sanscrite han, pour dhan, frapper. On disait aussi, au XVIe siècle, offensement et offension.
Historique : XVIe s. Les fideles craignent plus son offense [d'offenser Dieu] que la punition Je l'oy [une cloche] sans offense et souvent sans m'en esveiller Si le pistollier se garde de heurter teste pour teste contro le lancier, il aura l'avantage sur icelui, à cause de la grande offense que font les armes qu'il porte Ce peuple, assisté de peu de gens de guerre pour lors, des deffances vint aux offances....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens
n. f.
Injure de fait ou de parole. Il m’a fait une offense irréparable. Subir une offense. Demander réparation d’une offense. Oublier, pardonner les offenses. Il ne se souvient point des offenses qu’il a reçues. Venger une offense. Soit dit sans offense, Permettez de dire sans vouloir offenser.
Il signifie, en style de Dévotion, Manquement à Dieu. Seigneur, pardonnez-nous nos offenses.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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