pêche
adjectif
Grammaire et formes (1)
- pêche — forme de base
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pêche#157656.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pêche#157656.
adjectif
Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
part. passé
Des carpes pêchées à la ligne.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée PÊCHÉ, ÉE.
nom, masculin, /peʃe/ ou /pɛʃe/
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (7 sens)
s. m.
Transgression volontaire de la loi religieuse. Il mourra dans son péché, se dit de quelqu'un obstiné dans le mal. Familièrement. Vous en porterez le péché, je mets cela sur votre conscience. Vieux péchés, les péchés qu'on a commis anciennement, dans la jeunesse. Rechercher les vieux péchés de quelqu'un, fouiller dans sa vie passée à dessein de lui nuire. Mettre quelqu'un, quelque chose au rang des vieux péchés, des péchés oubliés, n'y plus songer, ne s'en soucier plus. Familièrement. Laid comme le péché, très laid. Fig. Ce n'est pas un grand péché, ce n'est pas un péché irrémissible, se dit des fautes légères dans le commerce de la vie, qu'on veut atténuer. Familièrement. Pour mes péchés, pour la peine que je mérite, pour me punir.
Mes maux seront encor moindres que mes péchés — Rotrou (1609-1650)
Le péché est le violement de la loi — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Péché mortel, péché qui donne la mort à l'âme. Péché veniel, péché qui ne fait que contrister l'Esprit-Saint sans donner la mort à l'âme. Fig. Dire les sept péchés mortels de quelqu'un, en dire tout le mal qu'on peut imaginer. Ils se sont dit les sept péchés mortels, ils se sont dit l'un à l'autre les plus grandes injures.
Chrétien, tu sais trop la distinction des péchés véniels d'avec les mortels ; quoi ! le nom commun de péché ne suffira pas pour te les faire détester les uns et les autres ? sais-tu que ces péchés qui semblent légers deviennent accablants par leur multitude ? — Bossuet (1627-1704)
Vous disiez hautement.... les sept péchés mortels contre les gens du monde — Hauteroche (1617-1707)
Péché de commission, d'omission (voy. COMMISSION). Péché de l'esprit, celui qui a pour objet une délectation intérieure ou spirituelle. Familièrement. Péché mignon, mauvaise habitude dont on ne veut pas se défaire.
Péché originel, le péché du premier homme qui passe dans tous ses descendants. Absolument. Le péché, le péché originel. Péché actuel, péché fait actuellement, par opposition à péché originel. Fig. Dans le langage général. Péché originel, tache, faute inhérente à quelqu'un.
Chose étonnante, que le mystère le plus éloigné de notre connaissance, qui est celui de la transmission du péché, soit une chose sans laquelle nous ne pouvons avoir aucune connaissance de nous-mêmes ! — Pascal (1623-1662)
Nulle religion que la nôtre n'a enseigné que l'homme naît en péché, nulle secte de philosophes ne l'a dit ; nulle n'a donc dit vrai — Pascal (1623-1662)
Péché contre nature, nom que l'on donne par euphémisme à la pédérastie. Fig. Péché d'Onan, voy. ONANISME.
Attenter à la liberté de son prochain me paraît un crime contre l'humanité ; c'est le péché contre nature — Voltaire (1694-1778)
Fig. Péché se dit quelquefois en plaisantant d'actes que l'on compare à des péchés.
Il n'est pas juste de m'attribuer l'Honnêteté littéraire quand je ne l'ai pas faite.... j'ai bien assez de mes péchés, sans me charger encore de ceux de mon prochain — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Nivernais, pésé ; bourg. peiché ; prov. peccat, pechat ; cat. pecat ; esp. pecado ; ital. peccato ; du lat. peccatum, de peccare, pécher.
Historique : XIe s. Oez, seigneur, quel pechet nous encombre XIIe s. E fu lur peschied mult forment granz Grant pechiez est et grant peine D'amor servir faintement XIIIe s. Li uns pechiés attire l'autre Il les tient [des possessions] à tort et à pechié Or vous demande je, fist-il, lequel vous ameriez miex, ou que vous feussiez mesiaus [lépreux], ou que vous eussiez fait un pechié mortel XIVe s. Pour eviter laidure de pechié Aucune fois, pour la honte du monde, donnent ou refusent paix ou convenables pactis, dont maintes fois ont puis porté de vieux pechez nouveles penitences, en non chalant le jugement de …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. m.
Transgression volontaire de la loi divine ou religieuse. Péché originel. Péché actuel. Péché mortel. Péché véniel. Péché d’habitude. Péché contre le Saint-Esprit. Le péché contre l’Esprit. La désobéissance a été le péché du premier homme. Le péché de la chair. Péché grave. Péché réservé. Gros péché. Péché de commission. Péché d’omission. La rémission des péchés. Faire, commettre un péché. être en état de péché. Confesser ses péchés. Pleurer ses péchés. Absoudre les péchés. Donner l’absolution des péchés. Remettre les péchés. Pardonner les péchés. JÉSUS-CHRIST est mort pour nos péchés. Racheter ses péchés. Le péché d’orgueil, d’avarice. Les sept péchés capitaux. Faire pénitence de ses péchés. Les péchés d’Israël.
Fam., Péché mignon, Péché léger auquel on s’abandonne volontiers. La coquetterie est son péché mignon.
Péché de jeunesse, Faute excusable en raison de la jeunesse de celui qui la commet.
Fig. et fam., Pour mes péchés, En punition de mes péchés. Cet importun est venu me voir : j’ai dû le recevoir pour mes péchés.
Prov., Péché avoué est à demi pardonné.
Prov., à tout péché miséricorde signifie tantôt : Il faut avoir de l’indulgence; tantôt : Espérez votre pardon.
PÉCHÉ désigne aussi, en langage ecclésiastique, l’état de celui qui pèche. Croupir dans le péché. Mourir dans le péché. Sortir du péché.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée péché#50739.
nom, féminin, /pɛʃə/
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (6 sens) — Académie 1935 (3 sens)
s. f.
Fruit du pêcher. Cette espèce de pêche quitte le noyau. Nom, dans le midi, des pêches dont le noyau se détache de la chair, par opposition aux alberges, pêches dont la chair est attachée au noyau. Fig. Un matelas, un coussin rembourré de noyaux de pêche, un matelas, un coussin fort dur.
Étymologie : Wallon, pih ; prov. persega ; cat. presseg ; port. pessego ; ital. persica ; du lat. persicum, fruit de la Perse, ainsi nommé à cause de sa provenance. Le provençal et le catalan viennent d'un mot dont l'accent était changé : persícum, au lieu de pérsicum.
Historique : XIIIe s. Peskes, castaignes à plenté XVIe s. Encores plus qu'en auberges l'on abonde en especes de peches discernées par leurs diverses grandeurs, couleurs, saveurs... les presses, pavies, mirecotons, alampers, groignons, peche-noire et semblables fruits à noiau Gros bec, tu as mangé la pesche
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
s. f.
Art, action de pêcher. Pêche à la ligne. Pêche au filet.
Il y eut, dans les premiers temps, de grandes guerres entre Carthage et Marseille au sujet de la pêche — Montesquieu (1689-1755)
L'art des pêches, art important, la première école des marins, et qui fournit chez un grand nombre de nations la subsistance d'une partie du peuple — Condorcet (1743-1794)
Droit de pêcher. Avoir la pêche d'une rivière, avoir seul le droit d'y pêcher. Affermer la pêche d'une rivière, affermer le droit d'y pêcher.
Poisson qu'on a pêché. J'ai mangé de votre pêche. Pêche miraculeuse, celle que firent les disciples sur l'indication de Jésus.
Il se dit des perles, du corail. La pêche des perles. La pêche du corail.
Fig. Il se dit de l'action de retirer de l'eau les débris d'un navire naufragé. La pêche des débris d'un vaisseau.
Fig. et familièrement. La pêche au plat, l'action de prendre au plat ce dont on a besoin. Ce pêcheur est plus fort à la pêche au plat qu'à la pêche à la ligne.
Étymologie : Wallon, peh ; bourg. poche ; prov. esp. et ital. pesca (voy. PÊCHER 2).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. f.
Fruit à noyau très dur, à peau veloutée, très parfumé et d’un goût savoureux. Pêche juteuse. Pêche cotonneuse. Certaines pêches adhèrent au noyau. Pêche jaune. Pêche blanche. Pêche hâtive. Pêche tardive. Pêche de vigne. Noyau de pêche. Le duvet de la pêche.
Fig., Un teint de pêche, Un teint rose et velouté.
Fig. et pop., Un matelas, un coussin rembourré de noyaux de pêche, Un matelas, un coussin très dur.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pêche#51108.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.