teinté · teinte

teinté

adjectif, /tɛ̃te/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Terme de peinture. Parties d'un plan teintées de rouge, de jaune. Dans le langage général, qui a reçu ou qui a une légère teinte. De l'eau teintée de vin. Papier teinté, papier blanc à écrire ou à imprimer, auquel on a donné une légère teinte quelconque.

    Tout le dessous du corps d'un gris très clair, teinté d'olivâtre — Buffon (1707-1788)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • teintées — pluriel féminin — /tɛ̃te/
  • teintés — pluriel masculin — /tɛ̃te/
  • teintée — singulier féminin — /tɛ̃te/
  • teinté — singulier masculin — /tɛ̃te/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée teinté#60650.

teinte

nom, féminin, /tɛ̃tə/

Voir aussi : féminin de teint

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme de peinture. Il se dit des nuances qui résultent du mélange de deux ou de plusieurs couleurs. Teinte vierge, se dit d'une couleur qui n'est point mélangée.

    L'habile artiste doit confondre et mêler les teintes — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    Si la richesse de la langue s'y prêtait et qu'elle possédât huit cent dix-neuf mots correspondants aux huit cent dix-neuf teintes de la palette, il faudrait qu'il employât le seul qui rendrait précisément la teinte de l'objet — Diderot (1713-1784)

  2. Degré de force que le peintre donne aux couleurs. Teinte forte. Teinte faible. La diminution, la dégradation des teintes. Teinte plate, teinte uniforme. Demi-teinte, ton de couleur moyenne entre la lumière et l'ombre. Fig. Terme de gravure. Demi-teinte, le passage des clairs aux ombres.

    Le rayon, sans se détacher du corps du soleil, souffre diverses dégradations, ou, comme parlent les peintres, les teintes de la lumière ne sont pas également vives — Bossuet (1627-1704)

    La tête des brunes s'embellit dans la demi-teinte, celle des blondes à la lumière — Diderot (1713-1784)

  3. Terme de peinture et dorure. Teinte dure, celle dont on fait usage pour les fonds. Couche de fond étendue sur un papier de tenture avant de l'imprimer.

  4. Se dit en parlant des couleurs naturelles des objets. Fig.

    Presque tout son plumage est noirâtre avec une teinte obscure de bleu, mais sans aucun reflet — Buffon (1707-1788)

    Lorsque l'aurore venait joindre à leurs douces et éternelles clartés [des étoiles] ses teintes de rose, je me croyais aux portes du ciel — BERNARD. DE ST-PIERRE

  5. Fig. Petite dose. Il y a dans cet écrit une teinte de malice.

    Il me semble que nous aurions tous besoin d'une teinte légère de stoïcisme — Diderot (1713-1784)

Étymologie : Teint 3 ; provenç. tencha.

Historique : XIIIe s. Tout maintenant que il [le caméléon] touche aucune chose, il pert sa color, et devient de autretel teinte

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. de Peinture — Nuance de couleur. Teinte violacée, verdâtre, grisâtre. Teinte sale. La dégradation des teintes. Cela est d’une teinte plus faible.

  2. Teinte plate, Ton uniforme.

  3. Demi-teinte, Ton moyen entre la lumière et l’ombre. Ces figures sont dans la demi-teinte. Ces figures se détachent en demi-teinte sur le ciel.

  4. TEINTE s’emploie figurément pour désigner une Apparence légère. Il y a dans cet écrit, dans cette musique une teinte de douce mélancolie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • teintes — pluriel — /tɛ̃tə/
  • teinte — singulier — /tɛ̃tə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée teinte#60643.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.