servant
adjectif, /sɛʁvɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (8 sens)
Littré (1873)
adj. m.
Qui sert ; usité seulement dans certaines locutions. Gentilshommes servants, officiers qui servaient à table chez le roi. Dans l'ordre de Malte, frères servants, ou quelquefois chevaliers servants, nom donné au troisième rang, qui ne demande pas la noblesse quoiqu'il porte l'épée et la croix ; il est après les chevaliers et les prêtres. Frères servants, les frères convers employés aux œuvres serviles d'un monastère. Dans la franc-maçonnerie, on appelle frères servants, ou, substantivement, les servants, les gens de service. Terme de féodalité. Fief servant, celui qui relevait d'un fief dominant.
S. m. Servant d'amour, un amant, un amoureux.
Depuis l'heure charmante Où le servant d'amour..., Venait pour une amante Soupirer sous la tour — Lamartine (1790-1869)
Soldat d'artillerie spécialement chargé du service des pièces dans l'exécution des feux. Premier, deuxième servant de droite ; premier, deuxième servant de gauche. Pointeur-servant, celui des servants qui aide le pointeur à pointer la pièce. (Servant se dit par opposition à conducteur, soldat d'artillerie chargé de conduire les pièces attelées.)
Étymologie : Servir ; wallon, siervan.
Historique : XIIe s. Firent li servant Saül à lur seignur.. Jo n'iere pas [je n'étais pas] si povre cum tu me vas disant, Quant li reis nostre sire me fist sun haut servant Li sainz huem ne fist mie ses servans esveillier, Al main [au matin] à sun lever n'al vestir, n'al chugier XIIIe s. Tant sont vaillant et preu et bien servant li frere, Que moult les aime et croit et prise l'emperere Et li quens [le comte] si li a conté Le sens, la valour, la bonté De Jehan, son servant nouvel XIVe s. Nostre amé vallet servant de l'escuelle en nostre sale Pierre de Cise nostre amé varlet servant de vin, en sale XVe s. C…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. m.
Qui sert. On ne l’emploie guère que dans certaines locutions particulières :
Gentilhomme servant se disait des Officiers qui servaient par quartier à la table royale.
Cavalier servant se dit d’un Homme qui rend des soins assidus à une femme.
Dans l’Ordre de Malte, Frères servants, et quelquefois Chevaliers servants, Ceux qui entraient dans l’ordre sans faire preuve de noblesse et qui étaient d’un rang inférieur aux autres chevaliers.
Dans quelques Ordres religieux, Frères servants, Frères convers employés aux besognes matérielles du monastère.
En termes de Jurisprudence féodale, Fief servant, Celui qui relève d’un autre fief appelé Fief dominant.
SERVANT est aussi employé comme nom masculin et se dit, en termes militaires, des Artilleurs chargés de servir une pièce de canon, de soldats faisant partie de l’équipe d’une mitrailleuse.
Servant de messe, Celui qui sert la messe.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- servantes — pluriel féminin — /sɛʁvɑ̃tə/
- servants — pluriel masculin — /sɛʁvɑ̃/
- servante — singulier féminin — /sɛʁvɑ̃tə/
- servant — singulier masculin — /sɛʁvɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée servant#56925.