sermon
nom, masculin · /sɛʁmɔ̃/
Usage : d'usage courant (7.01 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Remontrance longue et moralisatrice, souvent jugée ennuyeuse.
Mon père m'a fait un long sermon sur mes mauvaises notes.
Synonyme : réprimande.
« Avant lui Juvénal avait dit en latin Qu'on est assis à l'aise aux sermons de Cotin »Boileau (1636-1711)
« Il y a quelque temps que je m'endormis à un sermon : vous savez que le sommeil surprend aux sermons de l'après-midi »Fénelon (1651-1715)
Religion. Discours religieux prononcé en chaire pour commenter un texte sacré et exhorter les fidèles.
Le curé a prononcé un sermon sur la charité le jour de Noël.
« Les sermons du P. Bourgoing n'étaient pas le fruit d'une étude lente et tardive, mais d'une céleste ferveur »Bossuet (1627-1704)
« Les sermons qu'on a imprimés de lui [de Bossuet], restes d'une multitude immense, car jamais il ne prêcha deux fois le même, sont plutôt les esquisses d'un grand maître que des tableaux terminés »D'Alembert (1717-1783)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- sermons : pluriel · /sɛʁmɔ̃/
- sermon : singulier · /sɛʁmɔ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 2 sens
s. m.
Discours chrétien qui se prononce en chaire, pour annoncer et expliquer la parole de Dieu et pour exciter à la pratique de la vertu. Projet pour rendre les sermons plus utiles, Titre d'un ouvrage de l'abbé de St-Pierre. Par extension.
Il y a beaucoup de gens qui entendent le sermon de la même manière qu'ils entendent vêpresPascal (1623-1662)
Vous êtes aussi charmé de l'esprit, de la bonté, de l'agrément et de la facilité du P. Bourdaloue dans la vie civile et commune, que charmé et enchanté de ses sermonsMme de Sévigné (1626-1696)
Familièrement. Remontrance ennuyeuse et importune.
Jeanne, ce temps pendant, me faisait un sermonMathurin Régnier (1573-1613)
Et vous lui fait un beau sermon Pour l'exhorter à patienceLa Fontaine (1621-1695)
Étymologie : Provenç. sermo, sermon ; espagn. sermon ; ital. sermone ; du lat. sermonem, discours.
Historique : XIe s. Franceis [il] apelet, un sermun [discours] lur ad dit Tant [elle] ad oït e sermuns e essamples [qu'elle se fit chrétienne] XIIe s. Li evesques de Londres i ad fait un sermun, Pur le rei e pur lui dist sa confessiun XIIIe s. Chascuns l'a fiancé [promis], cours en fut li sermons [discours] Et puisqu'à fortune venons, Et de s'amor [de son amour] sermon tenons, Dire t'en voil fiere merveille Le legat fist le sermon por deus samedis XIVe s. Et de l'ame avons nous dit en aucuns sermons hors ceste science C'est que par iaus [eux, les prêtres] sommes semons Par parolles et par siermons, Que nou…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens
n. m.
Prédication, discours chrétien, qui ordinairement se prononce en chaire, dans une église, pour instruire et pour exhorter les fidèles. Les sermons du carême, de l’avent. Il y a sermon tous les dimanches dans cette église. Faire un sermon. Composer un sermon. Débiter, prononcer un sermon. Un sermon divisé en trois points. Un sermon en trois points. Aller au sermon. Entendre un sermon. Les sermons de Bossuet, de Bourdaloue.
Il se dit, dans le style familier, d’une Remontrance ennuyeuse et importune. Il est venu me faire un long sermon. Il fait des sermons à tout le monde.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée sermon#56877.