prêché · prêche

prêché

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Annoncé en enseignement.

    Les grâces qui ont leur effet, parce qu'elles fléchissent les cœurs avec cette toute-puissante facilité, tant prêchée par saint Augustin.... — Bossuet (1627-1704)

    La religion prêchée au milieu des périls de la guerre — Mme de Staël (1766-1817)

  2. À qui l'on annonce la parole de Dieu. Les gentils prêchés par saint Paul. Être prêché, être mis au prône.

    Je fus prêché en chaire, nommé l'Antechrist, et poursuivi dans la campagne comme un loup-garou — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée PRÊCHÉ, ÉE.

prêche

nom, masculin, /pʁɛʃə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Sermon des ministres protestants. Droit de prêche, droit assuré aux protestants par le traité de paix d'Amboise (1563).

    Il [Pasquier] voudrait bien que les sermons s'appelassent le prêche ; car ce mot lui revient mieux que celui de sermon ou de concion — GARASSE

    Les pilleries qui furent l'effet de leurs premiers prêches [des calvinistes] — Bossuet (1627-1704)

  2. Fig. Le protestantisme. Aller au prêche, se rendre au prêche, quitter le prêche, embrasser la religion protestante, ou la quitte

    Mais que sert que ta main leur dessille les yeux, Si toujours dans leur âme une pudeur rebelle, Près d'embrasser l'Église, au prêche les rappelle ? — Boileau (1636-1711)

  3. Lieu où s'assemblent les protestants pour l'exercice de leur religion.

    Madame Catherine, sœur du roi [Henri IV], qui n'avait pas été obligée, comme lui, de se faire catholique, tenait un prêche public dans son palais — Voltaire (1694-1778)

    On abattit tous les prêches en France, lors de la révocation de l'édit de Nantes

  4. Par dérision. Un sermon, un discours.

    Frère André ne marchanda point, Et lui fit ce beau petit prêche — La Fontaine (1621-1695)

Étymologie : Voy. PRECHER ; provenç. predic, prezic. L'ancienne langue disait preechement.

Historique : XVIe s. Il permit que les protestants feissent comme ils avoient faict, et leur laissa leurs presches et prescheurs Je voy de jour à autre rongner les ongles à ceux de la religion ; defenses leur ont esté faites de faire presches aux villes esquelles le roy sejourneroit Le dire est aultre chose que le faire : il fault considerer le presche à part, et le prescheur à part

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Il se dit des Sermons que les ministres de la religion protestante font dans leurs temples. Aller, assister au prêche.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • prêches — pluriel — /pʁɛʃə/
  • prêche — singulier — /pʁɛʃə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée prêche#50179.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.