retenu
adjectif · /ʁətəny/
Usage : d'usage courant (4.55 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Qui fait preuve de réserve, de discrétion dans son comportement : un ton retenu, un homme retenu dans ses propos.
Il garda un ton retenu malgré sa colère.
« En comparaison de tous mes confrères les satiriques, j'ai été un poëte fort retenu »Boileau (1636-1711)
« Y eut-il jamais homme plus sage et plus prévoyant, qui conduisît une guerre avec plus d'ordre et de jugement.... qui fût plus agissant et plus retenu... ? »Fléchier (1632-1710)
Empêché de partir, maintenu dans un lieu : retenu au bureau par une réunion.
Désolé pour le retard, j'étais retenu au bureau.
« Comme si les Juifs renonçaient eux-mêmes à leur espérance, ils oublient précisément en ce temps la succession des familles, jusques alors si soigneusement et si religieusement retenue »Bossuet (1627-1704)
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (4)
- retenues : pluriel féminin · /ʁətəny/
- retenus : pluriel masculin · /ʁətəny/
- retenue : singulier féminin · /ʁətəny/
- retenu : singulier masculin · /ʁətəny/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 7 sens
part. passé
Conservé, gardé.
Comme si les Juifs renonçaient eux-mêmes à leur espérance, ils oublient précisément en ce temps la succession des familles, jusques alors si soigneusement et si religieusement retenueBossuet (1627-1704)
Imprimé dans la mémoire. Des paroles fidèlement retenues.
Maintenu en place. Un corps pesant qui n'est pas retenu tombe.
Des bois retenus par une seule de leurs extrémitésBuffon (1707-1788)
Arrêté, qu'on ne laisse pas aller. Retenu au lit par la goutte.
Et la foudre qui va partir, Toute prête a crever la nue, Ne peut plus être retenue Par l'attente du repentirPierre Corneille (1606-1684)
Quand la reine Cléopâtre vit son mari pris et retenu par les ParthesRollin (1661-1741)
Empêché de s'étendre, de se manifester.
La violence du parti réformé, retenue sous les règnes forts de François ler et de Henri IIBossuet (1627-1704)
Tout ce qu'aux cœurs l'un de l'autre contents Inspirent des transports retenus si longtempsJean Racine (1639-1699)
Cheval retenu, cheval qui ne part pas franchement de la main, et qui saute au lieu d'avancer.
Fig. Modéré, sage, circonspect. Retenu à, avec un infinitif. Substantivement. Il se dit aussi des sentiments, des manières.
Le débauché se rit des sermons de son père, Et, dans vingt et cinq ans, venant à se changer, Retenu, vigilant, soigneux et ménager, De ces mêmes discours ses fils il admonesteMathurin Régnier (1573-1613)
Et puis je suis plus retenu à cette heure ; car il me souvient que vous m'avez reproché beaucoup de fois, que je vous engage toujours avec des amants que vous ne voulez pasVoiture (1597-1648)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
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