raté · rate

raté

adjectif, /ʁate/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 1

adj.

  1. Qui a été attaqué par les rats. Canne ratée, nom qu'on donne aux cannes à sucre qui, ayant été entamées par les rats, s'aigrissent, deviennent noirâtres, et ne peuvent plus servir qu'à faire de l'eau-de-vie.

Étymologie : Rat 2.

Historique : XIIIe s. Pain raté, que rat ou souris ont entamé

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

part. passé

  1. Manqué. Pièce de gibier ratée.

  2. S. m. Un raté, coup de feu qui n'a pas pris. Votre pistolet, votre fusil a fait un raté. Sur vingt coups, il y a eu six ratés.

  3. S. f. Ratée se dit, dans les appareils à dévider la soie, de pièces qui ratent, manquent leur coup.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • ratées — pluriel féminin — /ʁate/
  • ratés — pluriel masculin — /ʁate/
  • ratée — singulier féminin — /ʁate/
  • raté — singulier masculin — /ʁate/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée raté#52183.

rate

nom, féminin, /ʁatə/

Voir aussi : féminin de rat

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) · 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Terme d'anatomie. Viscère situé dans l'hypocondre gauche, sous les fausses côtes. Vous avez bon foie, Dieu vous sauve la rate, se dit ironiquement à celui qui tient quelque discours ridicule et peu vraisemblable. Populairement. Il ne se foule pas la rate, voy. FOULER, n° 8.

    Ce qui marque une intempérie dans le parenchyme splénétique, c'est-à-dire la rate — Molière (1622-1673)

    Au milieu du souper, Cadoc se plaignit d'un mal de rate violent — Voltaire (1694-1778)

  2. Dans l'ancienne physiologie, la rate était regardée comme le siége de la bile noire ou atrabile ; de là le rôle que l'opinion vulgaire lui faisait jouer dans la bonne ou la mauvaise humeur ; on disait que la rate envoie des fumées, des vapeurs au cerveau. Familièrement. Épanouir la rate, désopiler la rate, dilater la rate, divertir, faire rire. On dit aussi avec le pronom personnel Il aime à s'épanouir la rate. Décharger sa rate, dire ce qu'on a sur le cœur.

    Je n'aurais pas ces bons intervalles dont vous voyez que je jouis quelquefois, et, au lieu que je guéris les autres du mal de rate [les fais rire], j'en mourrais moi-même — Voiture (1597-1648)

    La troisième [maladie appelé hypocondriaque].... laquelle procède.... particulièrement de la rate, dont la chaleur et l'inflammation porte au cerveau de notre malade beaucoup de fuligines épaisses et crasses, dont la vapeur noire et maligne cause dépravation aux fonctions de la faculté princesse — Molière (1622-1673)

Étymologie : Génev. râte ; du néerland. rate, rayon de miel (que d'ailleurs Diez rapporte au latin radius, rayon de miel), par comparaison avec la texture lâche et celluleuse de la rate.

Historique : XIIIe s. Levez-vous sus, dame Hersent, Fetes li un petit de haste [broche] De deux roignons et d'une rate XVIe s. Cest humeur est attiré par la rate pour la nutrition d'icelle et expurgation du sang

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Femelle du rat. Familièrement et fig. Ma petite rate, ma petite amie, Dict. de Trévoux. Par dénigrement, une vieille femme revêche, grondante, et qui cherche à s'emparer de tout ce qui est à sa convenance.

    Quelques rates, dit-on, répandirent des larmes — La Fontaine (1621-1695)

    Savoir où elle est allée, c'est difficile, parce que c'est une vieille rate qui a plus d'un trou pour se cacher — FR. SOULIÉ

  2. Au plur. Nom donné en Saintonge aux dents de lait (dents de rat).

Historique : XVIe s. Adonc le rat, sans serpe ne cousteau, Y arriva joyeux et esbaudis, Et du lyon, pour vray, ne s'est gaudy, Mais despita chats, chates et chatons, Et prisa fort ratz, rates et ratons

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. d’Anatomie — Viscère mou, situé dans l’hypocondre gauche, entre l’estomac et les fausses côtes. Avoir la rate gonflée, dilatée, obstruée. Avoir mal à la rate. Une maladie de la rate. Les globules rouges du sang se forment et se détruisent dans la rate.

  2. Fig. et fam., Désopiler, épanouir, dilater la rate, Divertir, réjouir, faire rire. Voilà une histoire, un conte qui est propre à désopiler la rate. Il nous a fait un conte qui nous a bien épanoui la rate. Il aime à rire et à se dilater la rate.

  3. Fig. et fam., Se fouler la rate, Se fatiguer au travail. Il ne s’est pas foulé la rate à faire cet ouvrage.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (3)
  • rates — pluriel — /ʁatə/
  • rattes — pluriel
  • rate — singulier — /ʁatə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée rate#52123.

raté

nom, masculin, /ʁate/

Voir aussi : forme féminine ratée

Grammaire et formes (2)
  • ratés — pluriel — /ʁate/
  • raté — singulier — /ʁate/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée raté#52182.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.