princesse
adjectif
Grammaire et formes (1)
- princesse — forme de base
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée princesse#155805.
adjectif
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée princesse#155805.
nom, féminin, /pʁɛ̃sɛsə/
Voir aussi : féminin de prince
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (5 sens)
s. f.
Fille ou femme de prince. Princesse royale, femme de l'héritier présomptif de la couronne, et, dans quelques pays, héritière présomptive de la couronne. Familièrement. Faire la princesse, prendre des airs de princesse, affecter de grands airs, être fière et exigeante. Familièrement. Être traitée en princesse, être très bien traitée. Fig. et familièrement. Bonne princesse se dit quelquefois d'une femme bonne et commode à vivre, comme bon prince d'un homme.
Dans le brillant commerce il se mêle sans cesse, Et ne cite jamais que duc, prince et princesse — Molière (1622-1673)
Elle viendra cette heure dernière, elle approche, nous y touchons, la voilà venue ; il faut dire avec Anne de Gonzague : il n'y a plus ni princesse ni palatine, ces grands noms dont on s'étourdit ne subsistent plus — Bossuet (1627-1704)
Femme souveraine d'un État.
Elisabeth, reine d'Angleterre, fut une grande princesse
Fig. Amante. En ce sens, il ne se dit plus que dans le style familier.
Je le sais, ma princesse, et qu'il vous fait la cour — Pierre Corneille (1606-1684)
Terme familier et quelquefois de mépris qui se dit avec des femmes d'une condition inférieure ou d'une conduite équivoque. Oui, ma princesse. Ce sont des princesses à qui il ne faut pas se fier.
Adieu donc, mes princesses, Choisissez mieux vos gens pour placer vos tendresses — Regnard (1655-1709)
Après quoi je m'approchai d'elle d'un air très familier, et je lui dis : Ma princesse, vous voyez un seigneur qui en a dans l'aile — Lesage (1668-1747)
Coquille univalve, le sabot marbré.
Espèce de haricot dont la cosse est fort allongée. Adjectivement. Des haricots princesses. Amandes princesses, les amandes dont le bois est tendre et facile à briser.
Étymologie : Prince ; prov. princessa ; espagn. princesa ; ital. principessa.
Historique : XVe s. En ce jour.... retournoit de Cantorbie la mere au roi d'Angleterre, la princepce de Galles, et venoit de pelerinage Et parceque en diverses seigneuries sont demourans plusieurs puissans dames, si comme baronnesses et grands terriennes, qui pourtant ne sont pas appellées princesses, lequel nom de princesse n'affiert estre dit que des emperieres. des roynes et des duchesses, si ce n'est aux femmes de ceulx qui, à cause de leurs terres, sont appellez par le droit nom du lieu, si comme il a en Italie Dame d'orgueil et de tout mal princesse
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. f.
Fille ou femme de prince. Une jeune princesse.
Il se dit aussi d’une Femme, souveraine de quelque état. élisabeth, reine d’Angleterre, était une grande princesse.
Fig. et fam., Elle fait la princesse, se dit d’une Femme fière et exigeante. On dit de même Elle prend des airs de princesse.
Fig. et pop., Aux frais de la princesse, Aux frais du Gouvernement, de la maison de commerce, de la société, etc. Il a fait ce voyage aux frais de la princesse.
Par apposition, Amandes princesses, Les amandes dont le bois est tendre et facile à briser.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée princesse#49158.
Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.