prétexte
nom, féminin · /pʁɛtɛkstə/ ou /pʁetɛkstə/
Usage : fréquent (28 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Raison invoquée pour dissimuler le véritable motif d'une action.
« Il lui convenait de me faire servir de prétexte quelquefois à ce qu'il faisait, et presque toujours à ce qu'il ne faisait point »Cardinal de Retz (1613-1679)
« Tu crois ce qu'elle dit ? c'est un prétexte pour avoir raison d'être toujours dehors »Dancourt (1661-1725)
Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- prétextes : pluriel · /pʁetɛkstə/ ou /pʁɛtɛkstə/
- prétexte : singulier · /pʁetɛkstə/ ou /pʁɛtɛkstə/
Témoignages historiques
Littré (1873), entrée 2 · 1 sens
s. m.
Cause supposée, raison apparente dont on se sert pour cacher le motif réel d'un dessein, d'une action. Il n'y a pas de prétexte à cela, et absolument, il n'y a pas de prétexte, il n'y a pas même de raison apparente pour.... Sur un prétexte, en se fondant, en s'appuyant sur un prétexte. Sous un prétexte, en se couvrant d'un prétexte. Sous prétexte, loc. prép. Sous prétexte de maladie. Sous prétexte que, loc. conj.
Seigneur, ne donnez point de prétexte à CésarPierre Corneille (1606-1684)
Il lui convenait de me faire servir de prétexte quelquefois à ce qu'il faisait, et presque toujours à ce qu'il ne faisait pointCardinal de Retz (1613-1679)
Étymologie : Lat. prætextus, prétexte, de prætexere, tisser devant, et, de là, placer en avant, alléguer (voy. PRÉTEXTE 1).
Historique : XVIe s. La raison accusant nostre lascheté de craindre chose si soubdaine, si inevitable, si insensible [la mort], nous prenons cet aultre pretexte [la douleur] plus excusable Soubs quelque pretexte C'estoit un bien rusé preteste que M. le connestable inventoit pour demeurer seul auprès du roy Le capitaine ayant abandonné la place sur le pretexte qu'il prit (fort mauvais, toutefois) d'aller....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 8 sens
n. m.
Cause simulée, supposée; raison apparente dont on se sert pour cacher le véritable motif d’un dessein, d’une action. Prétexte spécieux, plausible. Servir de prétexte. Donner prétexte. Cela lui a fourni un prétexte pour s’en aller. Il prend prétexte de sa santé pour refuser toutes les invitations. Il n’attend qu’un prétexte pour s’en aller. Il cherche querelle sous le moindre prétexte. L’amour du bien public n’est pas le véritable motif de leur conduite, il n’en est que le prétexte. Il ne cherche qu’un prétexte à se plaindre. Il ne demande qu’un prétexte pour rompre. Il a pris là un mauvais prétexte.
Il n’y a pas de prétexte à cela, il n’y a aucun prétexte à cela, Il n’y a pas même de raison apparente pour dire ou pour faire la chose dont il s’agit.
SOUS PRÉTEXTE DE
loc. prép.
Sous prétexte de justice, il poursuit une vengeance. Sous prétexte de mener une enquête, il s’est offert un agréable voyage.
SOUS PRÉTEXTE QUE
loc. conj.
Sous prétexte qu’il a besoin de se ménager, il refuse de venir.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
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