échappatoire
nom, féminin, /eʃapatwaʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Excuse frivole, subterfuge pour s'échapper, pour sortir d'embarras.
Honorable défaite ! heureuse échappatoire ! Encores derechef me la fallut-il boire — Mathurin Régnier (1573-1613)
Expliquer d'une manière qui lui laissât quelque échappatoire — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Échapper, avec la finale atoire, au lieu de oire, justifiée par le bas-latin excapatum, supin de excapare.
Historique : XVe s. Quant au second point [l'esclave chrétien livré au soudan], Jacques Cueur dit qu'il ne savoit ni avoit sceu rien de son eschappatoire [fuite] ni de sa reddition Nenny, il soit à mort jugé ; Ce n'est rien qu'un eschapatore [la demande du baptême], Et pourroit faire pis encore Qu'oncques ne fist... XVIe s. Ils repliqueront que .... qui [ce qui] est un autre eschapatoire ramasse en l'eschole des sophistes, lequel est de nulle valeur Ce que d'autres objectent, que.... est aussi bien une evasion eschappatoire Si elles [les plaies] s'empirent demain, demain nous y pourvoirons d'aultres eschap…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Subterfuge, moyen adroit et subtil pour se tirer d’embarras. Trouver une échappatoire. Il a ses échappatoires toutes prêtes.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- échappatoires — pluriel — /eʃapatwaʁə/
- échappatoire — singulier — /eʃapatwaʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée échappatoire#65709.