portière

portière

adjectif, /pɔʁtjɛʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

adj. f.

  1. Qui porte en son sein, en parlant d'une vache, d'une brebis, d'une chèvre. Vache, brebis portière, vache, brebis qui est en âge de porter, ou qui a déjà porté.

  2. S. f. Utérus de vache ou de brebis.

    Je parlai à un boucher pour avoir les portières de toutes les vaches et de toutes les brebis qu'il tuerait — Buffon (1707-1788)

Étymologie : Porter.

Historique : XIVe s. Cilz fu ausi souspris qu'une brebis portiere, Quand elle voit le lou qui li tient la gorgiere XVIe s. Ceux se trompans qui emploient leurs juments portieres aux frequentes œuvres de mesnage

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • portières — pluriel féminin — /pɔʁtjɛʁə/
  • portière — singulier féminin — /pɔʁtjɛʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée portière#48652.

portière

nom, féminin, /pɔʁtjɛʁə/

Voir aussi : féminin de portier

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Rideau placé devant une porte pour garantir du vent. Des portières de velours. Dans cette acception, portière est un adjectif qui signifie de porte ; il y a sous-entendu tenture, étoffe.

  2. Ouverture d'un carrosse par où l'on monte et l'on descend. Être à la portière, se tenir par honneur à cheval à côté de la portière d'un carrosse. Être assis à la portière, être à la portière, être assis dans un carrosse contre une portière. L'espèce de porte qui sert à fermer cette ouverture. Abaisser les glaces des portières. Familièrement. Carrosse à trente-six portières, une charrette.

    L'ouverture du devant [du carrosse] fait un tableau merveilleux [en un voyage] ; celle des portières et des petits côtés nous donne tous les points de vue qu'on peut imaginer — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Après ce début, je monte en carrosse, et vous à cheval ; mais loin de vous tenir à la portière comme les autres.... — Antoine Hamilton (1646-1720)

  3. Terme d'artillerie. Portière d'embrasure, sorte de masque avec lequel on bouche les embrasures d'une batterie pour protéger les servants contre la mousqueterie. Portière en bois. Portière en cordes. Portière de pont, se dit de l'ensemble de plusieurs bateaux qu'on a réunis à l'avance pour les employer à la construction d'un pont militaire. Construire un pont par portière.

Étymologie : Porte.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Ouverture de la voiture, du wagon par où l’on monte et l’on descend. La portière est trop large, trop étroite. Mettre la tête à la portière.

  2. Il se dit aussi de la Sorte de porte qui sert à fermer cette ouverture. Ouvrir la portière. Fermer la portière. Abaisser les glaces des portières.

  3. être assis à la portière, être à la portière, être assis, dans une voiture, contre une portière.

  4. PORTIÈRE se dit, en outre, d’une Tenture qu’on met devant une porte, pour empêcher le vent ou par ornement. Des portières de velours, de tapisserie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • portières — pluriel — /pɔʁtjɛʁə/
  • portière — singulier — /pɔʁtjɛʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée portière#48645.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.