portier

portier

adjectif

Grammaire et formes (4)
  • portières — pluriel féminin
  • portiers — pluriel masculin
  • portière — singulier féminin
  • portier — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée portier#101787.

portier

nom, masculin, /pɔʁtje/

Voir aussi : forme féminine portière

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Celui, celle qui garde la porte d'une maison. Fig. Terme militaire. Portier consigne, portier de l'avancée d'une place forte. Adj. Dans les couvents, le frère portier, la sœur, la mère portière, le frère convers, la religieuse qui a le soin d'ouvrir et de fermer la porte.

    Je vous trouve soigneux et d'une humeur accorte ; Ce sont pour un portier de bonnes qualités — Hauteroche (1617-1707)

    On en a mis [chez les anciens], trois [dieux] à la seule porte ; aussi saint Augustin reproche-t-il aux païens, qu'au lieu qu'il n'y a qu'un portier dans une maison et qu'il suffit parce que c'est un homme, les hommes ont voulu qu'il y ait trois dieux — Bossuet (1627-1704)

  2. Portier de comédie, portier qui n'ouvre qu'autant qu'on lui donne quelque gratification.

    Ma foi, j'étais un franc portier de comédie ; On avait beau heurter et m'ôter son chapeau ; On n'entrait point chez nous sans graisser le marteau — Jean Racine (1639-1699)

  3. Dans l'histoire juive, portiers du temple, ceux qui, nuit et jour, veillaient sur le temple, sur les trésors et sur les offrandes. Dans la primitive Église, nom donné aux derniers des clercs mineurs ; ils étaient préposés à la garde de l'église, afin d'empêcher les païens d'y pénétrer, et de veiller à ce qu'hommes et femmes entrassent chacun par la porte destinée à leur sexe.

    Les portiers étaient logés selon le regard des quatre vents, c'est-à-dire à l'orient, à l'occident, au septentrion et au midi — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

  4. Portier du paradis, nom donné à saint Pierre, à cause qu'on le représente avec deux clefs à la main.

  5. Terme de pêche. Se dit de deux piquets placés à l'entrée de la chambre ou de la tour d'une paradière.

Étymologie : Wallon, poirti, portier, poirtîr, portière ; provenç. portier ; cat. porter ; esp. portero ; ital. portiere ; du lat. portarius, de porta, porte.

Historique : XIIe s. Jo fui defors la porte del portier escondiz Il n'avoit mie en sa maison portier, mais portiere XVe s. Bien savoit Aimerigot Marcel que le chasteau d'Aloize delez St Flour n'estoit point gardé, fors du portier tant seulement

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n.

  1. Celui, celle qui a le soin d’ouvrir, de fermer et de garder la principale porte d’une maison. La loge d’un portier. Le portier d’un hôtel. La portière d’un hospice.

  2. Par apposition, Le frère portier, la soeur ou la mère portière, Le frère convers, la religieuse qui a le soin d’ouvrir et de fermer la porte d’un couvent.

  3. Dans l’église catholique, L’ordre de portier, Le premier des quatre ordres mineurs.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • portiers — pluriel — /pɔʁtje/
  • portier — singulier — /pɔʁtje/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée portier#48646.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.