parent
nom, masculin, /paʁɑ̃/
Voir aussi : forme féminine parente
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (8 sens)
Littré (1873)
s. m.
Au pl. Le père et la mère, collectivement (c'est la signification étymologique et propre). Un enfant doit obéir à ses parents. Parents spirituels, le parrain et la marraine.
Hélène à ses parents dans Sparte dérobée — Jean Racine (1639-1699)
Je suis, dit-on, un orphelin.... Et qui de mes parents n'eus jamais connaissance — Jean Racine (1639-1699)
Par extension, ceux de qui on descend. Né de parents illustres. Nos premiers parents, Adam et ève.
On hérite en naissant du sort de ses parents — Marie-Joseph Chénier (1764-1811)
S. m. et f. Parent, parente, celui, celle qui est de la même famille. Familièrement. Les grands parents, les plus considérables d'entre les proches parents. Grands parents, se dit aussi du grand-père et de la grand'mère.
Et noyons dans l'oubli ces petits différents Qui de si bons guerriers font de mauvais parents — Pierre Corneille (1606-1684)
Romains contre Romains, parents contre parents Combattaient seulement pour le choix des tyrans — Pierre Corneille (1606-1684)
Par extension, allié. Il est devenu mon parent en épousant ma cousine.
Étymologie : Wallon, parein ; prov : parent, paren ; espagn. pariente ; ital. parente ; du lat. parentem, de parere, engendrer (voy. PART, s. m.).
Historique : XIe s. Le num [il] lur dist del pedre e de la medre, E ço lur dist de quels parenz il eret [était] Que mi parent pour mei seient blasmet XIIe s. Ensi en sunt chacié li parent saint Thomas, Vunt en autre païs dolent, chaitif e las XIIIe s. Li quens de Campaigne [le comte de Champagne] estoit ses parens et homme le roi Sire, nostre parente tel, qui fut fille de tel, a passé douze ans En cele amour la demoiselle ont prise Si parent, et donné seigneur [mari] Contre son gré... XIVe s. Li parens aiment leur filz aussi comme ils fussent aucune chose ou partie de eulz meisme XVIe s. À ses parents doit…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n.
Il se dit au pluriel de Ceux auxquels on doit la vie, du père et de la mère. Il s’est marié sans le consentement de ses parents. Un enfant doit obéir à ses parents.
Les beaux-parents, Le père et la mère du mari, de la femme.
Les grands-parents, Le grand-père et la grand-mère.
Nos premiers parents, Adam et ève.
PARENTS se dit aussi de Ceux de qui on descend. Il est né de parents illustres.
PARENT se dit aussi de Celui, de celle qui est de la même famille que quelqu’un par le sang. Il n’a point de parents. Parent paternel, maternel. Parents au troisième degré. C’est mon parent. Il est de mes parents. De quel côté êtes-vous parents? Il est mon parent du côté de ma mère. Ils sont parents, proches parents. Ils sont parents éloignés. Le mariage entre parents à certains degrés est prohibé.
Il se dit, par extension, de Ceux qui sont simplement alliés. Il est devenu mon parent en épousant ma cousine.
Prov., Nous sommes tous parents en Adam.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- parents — pluriel — /paʁɑ̃/
- parent — singulier — /paʁɑ̃/
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