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modération

modération

nom, féminin · /modɛʁasjɔ̃/ ou /mɔdeʁasjɔ̃/

Usage : d'usage courant (1.83 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Action de contrôler et de limiter la diffusion de contenus ou d'échanges, notamment en ligne, pour en exclure les éléments jugés inappropriés, abusifs ou contraires aux règles établies.

    La modération des commentaires est assurée par deux salariés.

  2. Qualité de mesure et de retenue dont on fait preuve dans son comportement, ses propos ou ses désirs, en évitant les excès

    Il faut consommer de l'alcool avec modération.

    Synonymes : mesure, retenue.

    « La modération que le monde affecte n'étouffe pas les mouvements de la vanité ; elle ne sert qu'à les cacher »Bossuet (1627-1704)

    « Il faut chercher la félicité souveraine dans la modération du désir »Diderot (1713-1784)

  3. Administration. Réduction accordée sur un montant, une charge ou une peine, dans un emploi administratif aujourd'hui plus rare

    L'administration a accordé une modération sur l'impôt de cette année.

    Synonyme : réduction.

    « Il a apporté une modération à cette permission générale »Pascal (1623-1662)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Expressions : consommer avec modération

Grammaire et formes (2)
  • modérations : pluriel · /mɔdeʁasjɔ̃/ ou /modɛʁasjɔ̃/
  • modération : singulier · /mɔdeʁasjɔ̃/ ou /modɛʁasjɔ̃/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 2 sens

s. f.

  1. Vertu de celui qui se modère. Il se dit aussi au pluriel.

    La modération est comme la sobriété : on voudrait bien manger davantage, mais on craint de se faire malLa Rochefoucauld (1613-1680)

    Montrons de la modération.... ayons du cœur dont nous soyons les maîtres, une valeur qui n'ait rien de faroucheMolière (1622-1673)

  2. Action de rendre moindre. La modération d'une taxe. La modération d'une peine, d'une amende.

    Il a apporté une modération à cette permission généralePascal (1623-1662)

Étymologie : Provenç. moderacio ; espagn. moderacion ; ital. moderazione ; du lat. moderationem, de moderari, modérer. On a dit aussi moderance.

Historique : XIVe s. Ceste moderacion fete par le tribun À très grande loenge non pas seulement de vertu et de prouesce, mais aveuc ce de moderacion et de prudence Ajoutez : XVe s. Et ay fait plusieurs appointemens, moderations [diminutions, réductions] et executions

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens

n. f.

  1. Vertu qui porte à garder une sage mesure en toutes choses. Modération d’esprit. Esprit de modération. Il s’est conduit dans cette affaire avec beaucoup de modération. Il a apporté dans cette discussion toute la modération possible. User de modération. Il faut garder de la modération dans la bonne fortune, mettre de la modération dans ses désirs. Il faut user des meilleures choses avec modération.

  2. MODÉRATION signifie aussi Retranchement, diminution d’un prix ou d’une taxe. La modération d’une contribution. On ne lui a fait aucune modération. On ne lui accorde aucune modération. On dit plutôt aujourd’hui Réduction.

  3. Il signifie encore Adoucissement, mitigation. La modération d’une peine, d’une amende.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée modération#40294.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.