miserere
nom, masculin, /mizeʁeʁe/ ou /mizɛʁɛʁɛ/
Voir aussi : variante miséréré
Témoignages historiques
Frise des témoins : Académie 1935 (2 sens)
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
T. de Liturgie catholique — Le psaume cinquantième, qui commence en latin par ces mots : Miserere mei, Deus (Ayez pitié de moi, mon Dieu.) Dire un miserere. Des miserere.
Il se disait aussi, vulgairement, d’une Sorte de colique très violente et très dangereuse. Une colique de miserere. Mourir en peu de temps d’une colique de miserere.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- miserere — forme de base — /mizeʁeʁe/ ou /mizɛʁɛʁɛ/
- misereres — pluriel — /mizeʁeʁe/ ou /mizɛʁɛʁe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée miserere#40100.
miséréré
nom, masculin, /mizɛʁɛʁe/ ou /mizeʁeʁe/
Voir aussi : variante de miserere
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme de liturgie. Le psaume cinquante-unième, qui commence en latin par ces mots, miserere mei, Deus [ayez pitié de moi, Dieu]. Fig. Il en a eu depuis miséréré jusqu'à vitulos, il a été bien étrillé, il a fait quelque grosse perte, par allusion aux moines qui se donnent la discipline en disant le psaume miséréré dont le dernier mot est vitulos. Terme de musique. Chant composé sur les paroles du psaume miséréré. Le miséréré de Verdi dans l'opéra du Trouvère.
Je vous remercie du psaume ; mais pourquoi m'envoyer, en l'état où je suis, des choses si tristes ? quelle meilleure paraphrase peut-on voir du miséréré, que moi-même ? — Voiture (1597-1648)
Le miséréré est un psaume composé de versets qui se chantent alternativement d'une manière très différente — Mme de Staël (1766-1817)
Par extension, le temps de dire un miséréré.
.... Enfin la porte s'ouvre ; Mais ce ne fut d'un bon miséréré — La Fontaine (1621-1695)
Je demeurai deux bons misérérés sans parler, ni elle [la duchesse d'Orléans] — Saint-Simon (1675-1755)
Sorte de colique très dangereuse et très douloureuse, que les médecins nomment iléus. Au plur. Des misérérés.
Étymologie : Lat. miserere, aie pitié, de miser, misérable.
Historique : XIIIe s. Lors commence sa kyriele, Sa credo et sa miserele, Pater noster, sa letanie XVe s. Or vous suppli, très humbles columbelles, Qu'après ma mort ayez de moi merci ; Dites pour moy pseaumes et miserelles XVIe s. Telle maladie [hernie étranglée] est nommée communement miserere mei
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- miséréré — forme de base — /mizeʁeʁe/ ou /mizɛʁɛʁe/
- misérérés — pluriel — /mizeʁeʁe/ ou /mizɛʁɛʁe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée miséréré#40140.