gueusé · gueuse

gueusé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Quelque argent gueusé de porte en porte par un faux pauvre.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée GUEUSÉ, ÉE.

gueuse

nom, féminin, /ɡøzə/

Voir aussi : féminin de gueux

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) · 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) · 1877 (1 sens, 🟢 1 nouveau) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Masse de fonte brute, de forme triangulaire, qui se moule dans le sable à la sortie du creuset du haut fourneau.

    Défend aux dits maîtres de forges de convertir les dites gueuses en fer sans auparavant les avoir fait peser

    Ordinairement, on fait, au bout de douze heures, ouverture au creuset ; la fonte coule comme un ruisseau de feu dans un long et large sillon où elle se consolide en un lingot ou gueuse de quatre cents à deux mille livres de poids — Buffon (1707-1788)

  2. Moule en forme de gouttière que l'on fait dans le sable pour recevoir la mine fondue.

  3. Terme de marine. Morceau de fonte de fer qui est destiné à lester le navire. Il y a des gueuses de 25 kilogrammes, et d'autres de 50 kilogrammes.

Étymologie : Génev. guise (prononcé ghize) ; Berry, guise ; milanais, ghisa ; de l'allem. Guss, fonte, de giessen, verser, couler ; Gusseisen, fer de fonte.

Historique : XVIe s. Les pieces de fer fondu qui se tirent des fourneaux sont appelées guises

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 3

s. f.

  1. Petite étoffe de laine qui se fabrique en Flandre, et que l'on appelle plus communément picote.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Ancien terme de jeu de billard. Être en gueuse, avoir de la gueuse, se dit, dans un billard où il y a une passe, lorsque, les deux billes étant du même côté de la passe, celle du joueur est placée de façon que l'une des branches du fer l'empêche de pousser sa bille en ligne droite sur l'autre.

Étymologie : C'est sans doute gueuse, féminin de gueux, pris figurément pour exprimer une contrariété.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré — Supplément (1877) — entrée 4

s. f.

  1. 🟢 Sorte de dentelle.

    La bisette, la gueuse, la mignonnette, la campane formaient primitivement des dentelles en fil de lin pur plus ou moins fin

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. d’Arts — Bloc de fer fondu qu’on coule dans le sable au sortir du four.

  2. Il se dit aussi d’un Moule pratiqué dans le sable pour recevoir le bloc en fusion.

  3. En termes de Marine, il se dit d’un Morceau de fonte de fer destiné à lester un navire.

  4. Il se dit aussi d’une Masse de fer qu’on soulève pour éprouver sa force musculaire.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • gueuses — pluriel — /ɡøzə/
  • gueuse — singulier — /ɡøzə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée gueuse#30591.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.