courtisan
nom, masculin, /kuʁtizɑ̃/
Voir aussi : forme féminine courtisane
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Celui qui fait partie de la cour du prince.
L'éducation qu'il avait reçue de ce courtisan chrétien qui passa pour l'homme le plus vrai de son siècle — Massillon (1663-1742)
Qui est plus esclave qu'un courtisan assidu, si ce n'est un courtisan plus assidu ? — La Bruyère (1645-1696)
Celui qui cherche à gagner par des prévenances ou des flatteries les bonnes grâces de quelqu'un. Se dit aussi de celui qui recherche les bonnes grâces d'une dame.
Le maréchal d'Humières, homme d'honneur quoique fort liant avec les ministres et très bon courtisan — Saint-Simon (1675-1755)
Adjectivement. Au féminin.
Il en résultera l'avantage d'amortir parmi la noblesse l'esprit courtisan — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Donc à si peu de frais la vertu se profane, Se déguise, se masque et devient courtisane, Se transforme aux humeurs, suit le cours du marché, Et dispense les gens de blâme et de péché — Mathurin Régnier (1573-1613)
Étymologie : Ital. cortigiano, de corte, cour (voy. COUR). Comp. le bas-lat. acortisianus qui signifie métayer.
Historique : XVIe s. Il avait quelque façon externe qui pouvoit n'estre pas civilisée à la courtisane Un courtisan [un homme attaché au prince] Un cheval, qui n'est ni flateur ny cortisan, verse un roy.... Ces contes sont fort plaisants ; mais il faudroit savoir le courtisan [patois] du pays, pour les faire trouver tels Des ungs il fut reçu cordialement, des aultres à la courtisanne La pauvre reyne était patiente, suportant constamment les assauts de l'envie courtisanne Par Dieu, ce n'est pas sans cause si l'on dit qu'il se cueille plus d'espines que de rozes au jardin des courtisans, et que pour un verre …
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Celui qui est attaché à la cour, qui fréquente la cour d’un souverain. Vieux courtisan. C’est un adroit, un habile, un fin, un rusé courtisan.
Il se dit aussi de Celui qui courtise quelqu’un, qui cherche à lui plaire, pour en obtenir quelque chose. Une coquette aime à se voir entourée de nombreux courtisans. Cet homme n’a point d’amis, il n’a que des courtisans. Ceux qui ont des emplois à donner ne manquent point de courtisans. Courtisan du peuple. Par extension, Courtisan du pouvoir, du succès. Adjectivement, Il a l’esprit courtisan. Un style courtisan.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- courtisans — pluriel — /kuʁtizɑ̃/
- courtisan — singulier — /kuʁtizɑ̃/
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