courante

courante

nom, féminin, /kuʁɑ̃tə/

Voir aussi : féminin de courant

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) · 1873 (2 sens) · 1873 (1 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Terme populaire. Diarrhée.

    De parler elle s'effraya ; Dont il eut bien fort la courante — Scarron (1610-1660)

Étymologie : Courant. On a dit courance au XVe siècle : Et ne mangeoient les poures gens que prunes et fruitz, dont la courance se preit dans l'ost, et y moururent beaucoup de nos gens

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 3

s. f.

  1. Sorte d'écriture cursive.

Étymologie : Courant.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Ancienne danse très grave, qui se dansait sur un air à trois temps. Elle commençait par des révérences, après quoi le danseur et la danseuse décrivaient en pas de courante une figure réglée qui formait une sorte d'ellipse allongée. Le pas de courante se composait de deux parties : la première, nommée spécialement temps de courante, consistait à faire un plié relevé en même temps qu'on ramenait le pied de derrière à la quatrième position en avant par un glissé. La seconde partie du pas de courante consistait en un demi-jeté d'un pied et un coupé de l'autre pied. On voit par cette description que la courante était plutôt une marche noble et pleine de belles attitudes qu'une danse proprement dite, puisqu'on ne s'enlevait pas de terre. Donner une courante.

    Le bal se donnait tous les soirs, où de très méchants danseurs dansèrent de très mauvaises courantes — Scarron (1610-1660)

    Baptiste le très cher N'a point vu ma courante, et je le vais chercher — Molière (1622-1673)

  2. L'air sur lequel on la danse.

    Comme à de mes amis, il faut que je te chante Certain air que j'ai fait de petite courante.... (Il chante la courante) N'est-elle pas belle ? — Molière (1622-1673)

Étymologie : Courir, peut-être parce qu'on ne tournait pas en place comme dans la pavane, et qu'on ne sautait pas comme dans les branles et les gigues. Il paraît, d'après Bouchet, qu'il y a eu une courante qui était une danse dissolue.

Historique : XVIe s. Courante [sorte de danse] Danser la volte, la courante, la fissaye et autres danses dissolues La volte, la courante, la fissaye, que les sorciers ont amenez d'Italie en France

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 4

s. f.

  1. Meule supérieure d'un moulin, mieux dite tournante.

Étymologie : Courant.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Espèce d’ancienne danse. On ne danse plus la courante.

  2. Il désigne aussi l’Air sur lequel on dansait une courante. Jouer une courante sur le violon.

  3. Dans le langage ordinaire, il signifie aussi Dévoiement, diarrhée. Avoir la courante.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • courantes — pluriel — /kuʁɑ̃tə/
  • courante — singulier — /kuʁɑ̃tə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée courante#18703.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.