coulée
nom, féminin, /kule/
Voir aussi : féminin de coulé
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de couler. La coulée d'une lessive. La coulée des laves d'un volcan.
Opération du coulage d'un métal. Flot de lave, de métal ou de verre à l'état de fusion. Endroit par où s'écoule la fonte contenue dans un creuset de forge.
Il paraît que ces déjections [du Vésuve] n'étaient point à l'état fluide ; car je n'ai vu nulle part de trace d'une coulée de lave — TCHIHATCHEF
Sorte d'écriture penchée dont toutes les lettres sont unies par des liaisons. Écrire la coulée. Et, adjectivement, une écriture coulée.
Terme de chasse. Chemin étroit que le cerf suit pour se rendre dans son réduit. En général, faux chemins que les animaux tracent dans les bois.
Terme de géologie. Interposition de masses semi-liquides, qui se sont solidifiées sans se stratifier.
Terme de marine. Adoucissement entre les genoux et la quille d'un vaisseau. Partie submergée d'un navire recouverte par les bordages appelés ribords.
Étymologie : Coulé 1 ; saintongeois, couline, coulée, vallon.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de s’écouler ou Résultat de cette action. La coulée de la lessive, de la lave, d’un métal.
En termes de Chasse, il se dit, par analogie, du Sentier étroit par où le cerf gagne son réduit et, par extension, des Faux chemins que les animaux tracent dans les bois.
Il désigne aussi, en termes de Calligraphie, un Caractère d’écriture penché, dont toutes les lettres se tiennent et dont tous les jambages sont droits.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- coulées — pluriel — /kule/
- coulée — singulier — /kule/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coulée#18653.