coulé · coule

coulé

adjectif, /kule/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens)

Littré (1873) — entrée 1

part. passé.

  1. Introduit en coulant. Du plomb coulé dans les creux. Terme d'architecture. Fermé avec du plomb fondu. Ces joints sont mal coulés.

    Les esprits coulés dans les muscles par les nerfs répandus dans tous les membres font le mouvement — Bossuet (1627-1704)

  2. Coulé à fond, ou, simplement, coulé, enfoncé au fond de l'eau. Le navire coulé par une bordée d'artillerie. Familièrement. C'est un homme coulé, il est perdu, ruiné. Question coulée, coulée à fond, question épuisée.

  3. Glissé furtivement. Quelques pistoles coulées adroitement dans sa main. Un mot important coulé dans l'oreille.

  4. Terme de gravure. Traits coulés, tailles coulées, traits, tailles qui suivent avec aisance la direction d'un contour.

  5. Qui n'a pas noué, en parlant des fleurs et des boutons à fruit des plantes. Fleurs coulées. Fruits coulés. Blé coulé.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • coulées — pluriel féminin — /kule/
  • coulés — pluriel masculin — /kule/
  • coulée — singulier féminin — /kule/
  • coulé — singulier masculin — /kule/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coulé#18652.

coule

nom, féminin, /kulə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Espèce de capuchon porté par les religieux et religieuses.

Étymologie : Bas-latin, culla. Ce paraît être une contraction, bien qu'elle soit forte, de cuculla, cucullus, capuchon, qui a donné régulièrement : provenç. cogula ; catal. cugulla ; espagn. cogulla ; ital. cucullo. Mais on a un exemple d'une aussi forte contraction dans l'ancien français couz, qui veut dire et représente cocu ; provenç. cogul. On remarquera aussi que cuculla veut dire capuchon ; mais on trouve cuculla dans des textes du moyen âge avec le sens de froc.

Historique : XIIe s. Du chef de son braier une clef deffermerent, Et cole et estamine et un froc en osterent XIVe s. Froc ou coule de moine

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • coules — pluriel — /kulə/
  • coule — singulier — /kulə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coule#18627.

coulé

nom, masculin, /kule/

Voir aussi : forme féminine coulée

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (6 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Terme de musique. Passage qui se fait d'une note à une autre, en les liant par le même coup de gosier, de langue ou d'archet. Le coulé se marque par un trait en arc placé au-dessus des notes liées.

  2. Sorte de pas de danse, qui n'est autre chose que le glissé.

  3. Terme de peinture. La première teinte que l'on donne dans une ébauche.

  4. Terme de fondeur. Ouvrage jeté en moule.

  5. Terme de broderie. Assemblage de deux points faits séparément sur une même ligne.

  6. Un coulé, une liaison de la coulée, écriture.

  7. Un coulé, se dit au billard de l'action de couler. Voilà un beau coulé. Jouez ce carambolage par le coulé.

Étymologie : Coulé 1.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. de Musique — Passage d’une note à une autre, qui se fait, avec la voix ou sur un instrument, en liant ces notes par le même coup de gosier, de langue, d’archet, etc. Le coulé se marque par un trait ) placé au- dessus des notes.

  2. Il désigne aussi une Sorte de pas de danse. Faire un coulé.

  3. Il se dit également, en termes d’Escrime, de l’Action de glisser doucement son épée contre celle de l’adversaire, pour fournir ensuite l’attaque.

  4. Il se dit en termes de jeu de Billard, du Coup par lequel on pousse une bille sur une autre de manière à la faire suivre sans secousse.

  5. En termes de Natation, il se dit du Nageur qui, ayant piqué une tête, revient â la surface sans nager.

  6. En termes d’Orfèvrerie, de Fonderie, etc., il se dit de Tout ouvrage jeté en moule.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • coulés — pluriel — /kule/
  • coulé — singulier — /kule/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée coulé#18651.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.