convers
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adj.
Terme monastique. Frères convers, frères lais, qui n'ont point d'ordres, et qui ne chantent point dans le chœur, mais qui servent en divers offices de la maison ; ils sont sans études et par conséquent exclus des ordres sacrés. Les sœurs converses sont dans les couvents de femmes ce que les frères convers sont dans les couvents d'hommes.
Les moines de Cîteaux amenèrent leurs frères convers avec plusieurs écuyers — Voltaire (1694-1778)
Une converse, infante douairière, Singe voilé, squelette octogénaire — Gresset (1709-1777)
S. m. Un des noms de la jeune alose.
Étymologie : Provenç. convers ; espagn. et ital. converso ; du latin conversus, converti, part. passé de convertere (voy. CONVERTIR), ainsi dit parce que c'étaient souvent des laïques convertis, c'est-à-dire changeant de vie, qui se faisaient convers.
Historique : XIIe s. Uns des convers as monies (ne le m'unt pas nummé) Out mult esté grevé de grant enfermeté, E out d'idropisie le ventre mult enflé Se clers, muines, chanuines u convers passast mer, Le brief à la justice l'en estuveit porter XIIIe s. S'aucuns crestiens se soit ofers à nostre Signor à servant à l'ospital St Julien, ne doit mie estre recheu en frere ni en sereur, ains soit converse entre les freres et les sereurs et esprouvés par six mois Atant estesvos [voilà] un convers [frère lai], Qui deux viautres [chiens] encheanez Avoit lez la voie amenez S'il avient que aucuns mesiax [ladre], ou qu…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui est employé aux oeuvres serviles d’un monastère. Frère convers. Soeur converse.
En termes de Logique, Proposition converse ou, comme nom féminin, Une converse, Proposition où de l’attribut de la première on fait le sujet de la seconde, et du sujet de la première l’attribut de la seconde, sans que la proposition cesse d’être vraie. Cette proposition : Tout ce qui est matière est impénétrable, est converse, est la converse de celle-ci : Tout ce qui est impénétrable est matière.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (3)
- convers — masculin
- converses — pluriel féminin
- converse — singulier féminin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée convers#102565.