conduit
adjectif
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 1
part. passé
Que l'on fait aller avec soi. Télémaque conduit par Mentor. Dirigé. Socrate conduit par la sagesse. Le pinceau conduit par une main habile. Au théâtre, une intrigue bien conduite, intrigue dont les incidents sont bien ménagés. Terme de peinture. Jours bien conduits, jours bien distribués. Terme de jardinage. Taillé et pincé suivant les règles. Terme d'entrepreneur. Des travaux de terrassement, de bâtisse, conduits par un homme intelligent. Entraîné. Conduit par de mauvaises passions. Amené. Conduit à la misère par la prodigalité.
Que ne peut l'amitié conduite par l'amour ? — Jean Racine (1639-1699)
Le raisonnement bien conduit portait à le croire — Pascal (1623-1662)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- conduites — pluriel féminin
- conduits — pluriel masculin
- conduite — singulier féminin
- conduit — singulier masculin
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée conduit#101130.
conduit
nom, masculin, /kɔ̃dɥi/
Voir aussi : forme féminine conduite
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Canal étroit ou tuyau par lequel un liquide ou un fluide peut circuler. Conduit souterrain. Boucher un conduit. Les conduits de la respiration, de la déglutition. Boyau par lequel on chemine sous terre ou à travers des murailles. Espace vide laissé sous la plaque du foyer d'un poêle, pour le passage de l'air froid. Terme d'anatomie. Conduit auditif, le pertuis qui est à l'oreille et qui conduit jusqu'au tympan.
Je sais qu'il fit trancher et clore ce conduit Par où ce grand secours devait être introduit — Pierre Corneille (1606-1684)
Terme de marine. Poulie ou autre support par où passe une manœuvre. Terme de métier. Appui d'un outil. Petit tube renfermant les fils de fer d'une sonnette.
Dans l'ancienne musique, sorte de motet.
Étymologie : Provenç. conduch ; espagn. condutto ; ital. condotto ; du latin conductus (voy. CONDUIRE).
Historique : XIIe s. Dunc enveia li bers [le baron] al cunte dous [deux] abez, Qu'il li doinse conduit, qu'il seit ultre passez Par Flandres, ù il est venuz e arivez Or i parra se preus serez ; Or le verrai ; or i parra Se vostre conduiz [conduite, compagnie] me garra XIIIe s. Souvent s'est commandée au dame Dieu conduit Puis ont lur dame remenée Li riche ome de la contrée à grant conduit en son palais Totes ces ewes ki par leur nature sont douces premierement prendent autres natures par les conduis ù eles passent Et s'en r'alerent par le conduit le comte de Savoie qui les conduisit jusques à Rome. Or volo…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Tuyau, canal par lequel coule et passe quelque chose de liquide, de fluide, de l’eau, de l’air, etc. Conduit souterrain. Conduit de pierre ou de plomb. Le conduit d’une fontaine. Ces eaux se déchargent par tel conduit. Les conduits de la respiration. Le conduit auditif.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- conduits — pluriel — /kɔ̃dɥi/
- conduit — singulier — /kɔ̃dɥi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée conduit#17125.