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approbation

approbation

nom, féminin · /apʁobasjɔ̃/ ou /apʁɔbasjɔ̃/

Usage : d'usage courant (6.18 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Accord formel donné à un projet ou à une décision.

    Le projet attend encore l'approbation du conseil d'administration.

    Synonymes : accord, aval, consentement.

    « Il était naturel de penser qu'Albani, devenu pape, ferait au moins contre les approbations données à Quesnel ce qu'on avait fait contre les approbations données à Sfondrate »Voltaire (1694-1778)

    « La Sorbonne n'a pas voulu donner son approbation à mon livre »Bossuet (1627-1704)

  2. Jugement favorable ou soutien exprimé à l'égard de quelqu'un ou de quelque chose.

    Elle a salué le discours d'un signe d'approbation.

    Synonymes : assentiment, adhésion.

    « L'approbation des hommes est quelque chose de forcé, et qui ne demande qu'à finir »Fontenelle (1657-1757)

    « Il est vrai que j'ai l'avantage de ne me point faire d'ennemis, et que tous mes ouvrages ont l'approbation des savants »Molière (1622-1673)

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Grammaire et formes (2)
  • approbations : pluriel · /apʁɔbasjɔ̃/ ou /apʁobasjɔ̃/
  • approbation : singulier · /apʁɔbasjɔ̃/ ou /apʁobasjɔ̃/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 4 sens

s. f.

  1. Agrément, consentement. Donner son approbation à un projet. Avec votre approbation. La loi fut revêtue de l'approbation du sénat.

  2. Jugement ou témoignage favorable. Ce discours eut l'approbation générale. Signes nombreux d'approbation. Approbation bruyante.

    Ils recherchèrent l'approbation des ÉgyptiensBossuet (1627-1704)

    L'approbation des hommes est quelque chose de forcé, et qui ne demande qu'à finirFontenelle (1657-1757)

  3. Autorisation donnée par un censeur pour l'impression et la publication d'un livre. Avec approbation et privilége du roi.

    Imprimée sans approbation ni privilégePascal (1623-1662)

    La Sorbonne n'a pas voulu donner son approbation à mon livreBossuet (1627-1704)

  4. En termes de théologie, pouvoir qu'un évêque donne à un prêtre de prêcher et de confesser dans son diocèse.

Étymologie : Approbatio (voy. APPROUVER). Anciennement on a dit approuvement, et, si on avait formé un mot d'approbationem, il eût été aprovaison.

Historique : XVIe s. Pour donner quelque approbation [preuve] de leur chrestienté Après soupper pour recreation, Le roy voulut veoir l'approbation [la preuve] De la beauté de sa cité de Bresse C'est une tacite approbation [aveu] du perissement de l'ame avecques le corps, lorsqu'ils se veulent à plein rassasier de biens terrestres, pour ce qu'ils ignorent les celestes

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens

n. f.

  1. Agrément qu’on donne à quelque chose. C’est une affaire faite, pourvu que le père et la mère y veuillent donner leur approbation. Autrefois les livres ne pouvaient être imprimés qu’avec l’approbation, que sur l’approbation des censeurs royaux. Un livre imprimé avec approbation et privilège. Je ne signerai pas sans votre approbation.

  2. Il signifie aussi Jugement favorable qu’on porte de quelqu’un, de quelque chose. Il a l’approbation de tous les honnêtes gens. Il mérite l’approbation de tout le monde. Il a l’approbation générale, l’approbation universelle. Sa conduite a l’approbation de tous les gens de bien. Cette musique, ce tableau a l’approbation des connaisseurs.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée approbation#5397.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.