aval
nom, masculin · /aval/
Usage : d'usage courant (3.04 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Partie d'un cours d'eau ou direction vers laquelle il coule, à l'opposé de l'amont; par extension, ce qui vient après, dans le déroulement d'un processus.
Les pêcheurs sont installés en aval du pont.
« J'ai marché à l'aval de l'Anio jusqu'à un champ d'oliviers »Chateaubriand (1768-1848)
Accord officiel par lequel une personne ou une autorité compétente engage sa garantie ou son soutien pour cautionner un projet, une décision ou un engagement financier.
Le ministre a donné son aval au projet de loi.
Synonyme : approbation.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- avals : pluriel · /aval/
- aval : singulier · /aval/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 4 sens
s. m.
Le bas du courant d'une rivière, par opposition à l'amont.
J'ai marché à l'aval de l'Anio jusqu'à un champ d'oliviersChateaubriand (1768-1848)
Pays d'aval, pays où l'on arrive en suivant le courant. Vent d'aval, se dit sur les côtes occidentales de la France, d'un vent qui vient du couchant.
Adverbialement. Un des bateaux allait amont et l'autre aval.
S. m. Terme de commerce. Souscription qu'on met sur un effet de commerce pour en garantir le payement. Bon pour aval. Mettre son aval. Cautionnement par aval. Donneur d'aval, celui qui prend cet engagement. Dans la pratique de Paris, un aval, une lettre de change de l'étranger, à courts jours, trois ou cinq. La plupart de ces avals sont bons. Aval signifie en bas ; et c'est la place de la signature qui a déterminé cet emploi métaphorique du mot.
Étymologie : Genév. d'avau, là-bas ; wallon, âvâ ; provenç. aval et avall ; de à et de val, mot à mot, en suivant la pente de la vallée (voy. VAL). Ajoutez : On comprend comment le mot val a pu donner lieu à la locution à val : en descendant. Cependant, comme vallis n'est pas employé de cette façon en latin, il est bon de remarquer que dans les langues germaniques le mot qui signifie vallée entre dans des locutions analogues à la locution française : goth. dalathrô, d'en bas ; dalathrô contient dala, vallée, angl. dale, allem. Thal.
Historique : XIe s. [Il] Regarde aval et si regarde amont XIIe s. Aval est embronchiez Et [il] vit aval maint Sarazin felon Li brans coula aval sur l'haubert doplentin Que l'erbe vers resplent aval la prée Aval par devers Frise, Allemagne [ils] ont destruite et Cologne malmise De Jesu Crist il seient, fait-il, trestuit maldit ; Dunc a geté à val, quant il out cel mot dit, Desuz le pavement la candeille en defit XIIIe s. Aval, en Provence, se croisa Pierres de Bromont et autres gens assez Un escoufles aleit volant, Vit la soriz si haut pipant, Ses eles clost, à vaul descent, Li e la raine ensanble prent D'a…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 1 sens
n. m.
T. de Négoce — Souscription qu’un tiers met au bas d’un effet de commerce et par laquelle il s’oblige d’en payer le montant, s’il n’est pas acquitté par celui qui a souscrit ou accepté l’effet. Mettre son aval au bas d’une lettre de change. L’aval peut être fourni par acte séparé. Donneur d’aval. Ses avals sont bons.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée aval#7391.