accommodement
nom, masculin · /akɔmɔdəmɑ̃/ ou /akomodəmɑ̃/
Usage : peu fréquent (0.56 occurrences par million, Lexique 3.83).
Définitions
Accord à l'amiable trouvé entre des personnes ou des parties pour mettre fin à un différend ou concilier des intérêts opposés.
Les deux parties ont fini par trouver un accommodement.
Synonymes : compromis, arrangement.
« Je l'ai vu.... dans les accommodements, calmer les esprits aigris, par une patience et une douceur qu'on n'aurait jamais attendues d'une humeur si vive ni d'une si haute élévation »Bossuet (1627-1704)
« En matière d'accommodement, il est nécessaire que chacun se relâche, et alors la perte, comme le gain, doit être partagée »Bourdaloue (1632-1704)
Littéraire. Modification ou ajustement apporté à quelque chose pour l'adapter, le rendre plus fonctionnel ou le remettre en état, usage aujourd'hui plutôt littéraire ou technique.
Cet accommodement du local a permis d'y installer un atelier.
Synonyme : aménagement.
Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.
Grammaire et formes (2)
- accommodements : pluriel · /akɔmɔdəmɑ̃/ ou /akomodəmɑ̃/
- accommodement : singulier · /akɔmɔdəmɑ̃/ ou /akomodəmɑ̃/
Témoignages historiques
Littré (1873) · 4 sens
s. m.
Arrangement, restauration. Il faut faire à cette maison quelques accommodements.
Action de mettre d'accord des hommes, d'arranger une affaire, une querelle. Par voie d'accommodement. Un esprit d'accommodement. Entrer en voie d'accommodement. Il y eut entre eux tentative d'accommodement. Le plus mauvais accommodement est préférable au meilleur procès.
Quel est donc l'expédient qu'on imagine ? C'est de lui ménager un accommodement qui arrête le cours d'une affaire si épineuse et si fâcheuseBourdaloue (1632-1704)
En matière d'accommodement, il est nécessaire que chacun se relâche, et alors la perte, comme le gain, doit être partagéeBourdaloue (1632-1704)
Expédients pour concilier, arranger. C'est un homme d'accommodement, de facile accommodement ; il est facile de s'entendre avec lui.
Le ciel défend, de vrai, certains contentements ; Mais on trouve avec lui des accommodementsMolière (1622-1673)
Terme de peinture. Manière dont les draperies et les ajustements sont choisis, assortis et disposés.
Étymologie : Accommoder.
Historique : XVIe s. Accommodement est terme de haute vollerie ou de gibeciere, ou style de bourreau pour l'accommodement de la corde au patient
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.
Académie française, 8e édition (1935) · 3 sens
n. m.
Accord que l’on fait d’un différend, d’une querelle. Accommodement à l’amiable. Un mauvais accommodement vaut mieux qu’un bon procès. On lui propose un accommodement. Nous sommes en voie d’accommodement. Voilà un bon moyen d’accommodement. On traite un accommodement, d’un accommodement. Entendre à un accommodement. Il refuse tout accommodement. Rompre un accommodement.
Il se dit aussi des Moyens, des expédients qu’on trouve pour concilier les esprits, terminer les affaires ou satisfaire sa conscience. Il y aurait pour cette affaire un accommodement, s’ils étaient raisonnables. J’y ai trouvé un accommodement. Il est avec le Ciel des accommodements.
C’est un homme d’accommodement, de facile accommodement, Il est aisé de s’entendre, de s’accorder avec lui.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée accommodement#682.