compromis

compromis

adjectif, /kɔ̃pʁɔmi/ ou /kɔ̃pʁomi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

part. passé

  1. Exposé a quelque dommage matériel ou moral. Sa place compromise par des démarches inconsidérées. Sa réputation compromise. Cet homme gravement compromis par les indiscrétions d'un ami infidèle. Homme compromis, femme compromise, homme, femme dont la réputation n'est pas intacte.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (3)
  • compromis — masculin — /kɔ̃pʁɔmi/ ou /kɔ̃pʁomi/
  • compromises — pluriel féminin — /kɔ̃pʁɔmizə/ ou /kɔ̃pʁomizə/
  • compromise — singulier féminin — /kɔ̃pʁɔmizə/ ou /kɔ̃pʁomizə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée compromis#16863.

compromis

nom, masculin, /kɔ̃pʁɔmi/ ou /kɔ̃pʁomi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Terme de jurisprudence. Acte par lequel on donne pouvoir à des arbitres de juger des procès ou autres différends. Dresser, signer un compromis. Mettre une affaire en compromis. On disait que des élections de prélats étaient faites par compromis, lorsque des électeurs, ne pouvant s'accorder, donnaient le pouvoir à quelques-uns d'entre eux de faire l'élection. Être en compromis, être en litige ; mettre en compromis, remettre à la décision de. Mettre en compromis, disputer. Terme de l'ancien droit. Saisir. Mettre en compromis, risquer, compromettre.

    Le compromis qu'il a voulu passer avec nous — Bossuet (1627-1704)

    Son affaire mise en compromis dans mes mains — Bossuet (1627-1704)

  2. Dans l'usage général, on dit un compromis pour une transaction. Accord, spécialement dans le langage politique, lorsque des adversaires se font des concessions.

Étymologie : Compromis 1 ; provenç. compromis ; espagn. compromiso ; ital. compromesso.

Historique : XIIIe s. Si dirons liquel arbitrage valent et liquel non, et comment compromis doivent estre fet XVIe s. Il delibera d'aller combatre contre le roy de Perse pour sa propre personne, et luy mettre en compromis ses richesses et ses delices, dont il jouissoit trop à son aise en ses haults païs Fuyr à me justifier, excuser et interpreter, estimant que c'est mettre ma conscience en compromis, de plaider pour elle Le roi Charles VIII rompit le mariage qui s'estoit fait entre luy et Marguerite de Flandres, et osta la dite Anne [de Bretagne] à Maximilian son compromis [fiancé] et l'espousa

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. de Jurisprudence — Acte par lequel on compromet d’une affaire. Faire un compromis. Passer un compromis. Dresser, signer un compromis. Mettre en compromis. On ne met en compromis que les affaires douteuses et litigieuses. Ce n’est pas là une chose qu’on doive mettre en compromis.

  2. Par extension et d’une manière générale, il signifie, dans toute sorte de désaccord, une Transaction où les diverses parties se font des concessions les unes aux autres. Après beaucoup de discussions, l’affaire a fini par un compromis.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (1)
  • compromis — forme de base — /kɔ̃pʁɔmi/ ou /kɔ̃pʁomi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée compromis#16862.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.