zélé · zèle

zélé

adjectif, /zele/ ou /zɛle/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

adj.

  1. Qui a du zèle. Substantivement. Un zélé, une zélée. Faux zélé, celui qui est animé d'un zèle faux pour la religion.

    Car il contrôle tout, ce critique zélé — Molière (1622-1673)

    Nous ne sommes plus étonnés de voir que les papes et quelques évêques aient été si zélés contre le sens de Jansénius — Pascal (1623-1662)

Étymologie : Zèle.

Historique : XVIe s. Tel seize qui de foy se vante Ne voudroit ainsy mettre en vente Son corps par pieces estallé, Et veut qu'on l'estime zelé

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj.

  1. Qui a du zèle. Un zélé serviteur de Dieu. C’est un homme de bien et fort zélé. Un serviteur zélé. Il est zélé pour la foi, pour le service de sa patrie. Je ne vis jamais d’homme plus zélé pour ses amis. Cet employé est très zélé.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (4)
  • zélées — pluriel féminin — /zele/ ou /zɛle/
  • zélés — pluriel masculin — /zele/ ou /zɛle/
  • zélée — singulier féminin — /zele/ ou /zɛle/
  • zélé — singulier masculin — /zele/ ou /zɛle/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée zélé#65505.

zèle

nom, masculin, /zɛlə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Affection vive, ardente pour le service de quelque chose, de quelqu'un, de Dieu. Zèle indiscret, zèle inconsidéré, zèle qui n'est pas réglé par la prudence. Dans le langage de l'Écriture. Le zèle de la maison de Dieu le dévore, il a un zèle extrême pour le service de Dieu. Jugement de zèle, se dit, dans la législation de Moïse, du supplice de la lapidation, qu'on infligeait, sans aucune forme de procès, aux blasphémateurs, aux adultères, aux idolâtres, etc.

    Le révérend père Petau, que je nomme volontiers à cause de sa grande doctrine, de son zèle à la religion.... — La Mothe Le Vayer (1588-1672)

    Le plus violent bouillon de mon zèle serait refroidi par la crainte de vous fâcher — Mme de Sévigné (1626-1696)

  2. Faire du zèle, se montrer trop zélé, dépasser la mesure dans l'exécution d'un ordre, d'une mission, d'une fonction, aller plus loin qu'il ne convient à ceux qui ont donné l'ordre ou la fonction. Surtout, messieurs, pas de zèle, mot attribué à Talleyrand recevant les employés du ministère des affaires étrangères.

  3. Particulièrement, le zèle, le zèle pour la religion. Faux zèle, zèle aveugle et mal entendu pour la religion.

    Ces gens.... Qui savent ajuster leur zèle avec leurs vices, Sont prompts, vindicatifs, sans foi, plein d'artifices — Molière (1622-1673)

    Quatre sortes de personnes : zèle sans science ; science sans zèle ; ni science ni zèle ; zèle et science — Pascal (1623-1662)

Étymologie : Lat. zelus, de ζῆλος, jalousie, de ζέω, bouillir ; sansc. yas, suer, s'efforcer.

Historique : XVIe s. Quant à ceux qui ont des zeles inconsiderez, qui souvent les esmeuvent à des jugemens et condamnations iniques, qu'ils se souviennent de ce que dit saint Paul Les factions des princes sur le subject de la theologie sont armées non de zele, mais de cholere Le bon zele et affection de ceulx qui ont gardé malgré le temps la devotion à la franchise Telle est l'hypocrisie, Qui parle doucement, puis sur son dos bigot Va par zelle porter au buscher un fagot

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Vive ardeur pour le maintien ou le succès de quelque chose, pour les intérêts de quelqu’un. Il se dit particulièrement en matière de religion. Zèle pour la gloire de Dieu, pour la foi, pour les choses saintes. Le zèle du salut des âmes. Le zèle du bien public. Zèle pour la patrie. Avoir beaucoup de zèle pour le service de l’état. Témoigner du zèle pour les intérêts de ses amis. Exciter, modérer le zèle de quelqu’un. Affecter du zèle, un grand zèle pour quelqu’un. Il est rempli de zèle. Je connais l’ardeur de son zèle. Zèle indiscret, inconsidéré.

  2. Excès de zèle, Zèle intempestif, indiscret.

  3. En termes de l’écriture, Le zèle de la maison de Dieu le dévore, Il a un zèle extrême pour le service de Dieu.

  4. Fam., Faire du zèle, Dépasser la mesure dans l’exécution d’un ordre, d’une mission. Trop de zèle. Pas de zèle!

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • zèles — pluriel — /zɛlə/
  • zèle — singulier — /zɛlə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée zèle#65493.

zélé

nom, masculin

Voir aussi : forme féminine zélée

Grammaire et formes (2)
  • zélés — pluriel
  • zélé — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée zélé#167226.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.