voisinage
nom, masculin, /vwazinaʒə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme collectif. Les voisins. Les lieux voisins. La grêle a désolé tout mon voisinage.
Ah ! je devais du moins lui jeter son chapeau.... Faire au larron d'honneur crier le voisinage — Molière (1622-1673)
Il est, parbleu ! grand jour ; déjà de leur ramage Les coqs ont réveillé tout notre voisinage — Regnard (1655-1709)
Proximité d'une localité, d'une personne, d'une chose, à l'égard d'une autre. Le voisinage du chemin de fer donne de l'importance à cette ville. C'est le voisinage de la lune qui fait paraître cet astre aussi gros que le soleil. Fig.
L'amour du repos, de la solitude, le désir d'être oublié pour mourir en paix, me font redouter de me rapprocher des grandes villes où mon voisinage pourrait réveiller une sorte d'attention qui fait mon tourment — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Le voisinage de deux nations actives et industrieuses causait de vives inquiétudes aux Espagnols — Raynal (1713-1796)
Fig. Analogie.
La ressemblance du cri de cet émerillon du P. du Tertre avec le cri de notre crécerelle est encore un autre indice du voisinage de ces espèces — Buffon (1707-1788)
Étymologie : Voisin ; wallon, voizineg ; provenç. vesiage. L'ancienne langue disait aussi voisinetet, et, au XVIe siècle, le voisiné.
Historique : XIIe s. Maint bien m'a fait icil bon sire ; Li visnages le sait bien dire, Quele vie j'i al menée XIIIe s. Et [une femme qui avait les yeux malades] aloit par soi, ja soit ce que ele veist malvesement, à l'eglise et par le visnage Et cil dudit païs sont nostre proisme [nos prochains], par reson de voisinage et de nascion [naissance] XIVe s. Mais, sachiés, de cheste okoison Le blamoit moult tous ses vinages XVIe s. Pour troubler tout un voisinage, Il ne fault point d'autre furie Il y avoit tousjours entre ces deux citez, à cause de leur voisinage, quelques hargnes et quelques querelles à demesl…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Proximité d’un lieu à l’égard d’un autre. Le voisinage de la forêt, des montagnes. C’est un voisinage fort désagréable.
Il se dit, par extension, des Lieux situés à proximité. Il demeure dans le voisinage. La grêle a désolé tout le voisinage.
Il se dit aussi de l’Ensemble des personnes voisines. Tout le voisinage est accouru. Il est bien avec tout son voisinage.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- voisinages — pluriel — /vwazinaʒə/
- voisinage — singulier — /vwazinaʒə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée voisinage#64734.