voisin
adjectif, /vwazɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui est proche, qui demeure près de. Nation voisine. Voisin à, au lieu de voisin de, construction poétique et archaïque (voy. l'historique). Substantivement. Voisin, voisine, celui, celle qui demeure près d'un autre.
Pour rendre vos États plus voisins l'un de l'autre, L'Euphrate bornera son empire et le vôtre — Jean Racine (1639-1699)
Fusses-tu par de là les colonnes d'Alcide, Je me croirais encor trop voisin d'un perfide — Jean Racine (1639-1699)
Il se dit de ce qui est près dans le temps.
Tous les auteurs du temps ou des temps voisins gardent un pareil silence — Bossuet (1627-1704)
Fig. Qui a de l'analogie, qui est sur le point de.
Tout vaincu que je suis et voisin du naufrage, Je médite un dessein digne de mon courage — Jean Racine (1639-1699)
Les gobe-mouches, dont le genre est très voisin de celui des fauvettes — Buffon (1707-1788)
Étymologie : Bourguig. voisan ; norm. vésin ; provenç. vezin, vezi ; catal. vehi ; espagn. vecino ; portug. vicinho ; ital. vicino ; du latin vicinus, dérivé de vicus (archaïque, veicus), rue, qui se rattache au grec οἶϰος, sanscr. vēça, maison.
Historique : XIIe s. En ces deus orent paien mauvais voisin XIIIe s. Por ce dist on : qui a felon voisin Par maintes feiz en a mavez matin [Ma fille] Se fait ainsi haïr [de] gent voisine et lointaine Ce que voisin set, ce sevent tuit, Ce dit li vilains XIVe s. Selon justice, les parens doivent à leur filz unes choses, et les freres ensemble unes autres, et les citoiens ou voisins ensemble unes autres XVe s. Et estoient plentureusement pourvus de tous vivres qui leur venoient tous les jours de Valenciennes et du pays de Hainaut voisin à eux Le pays de Cecile est voisin au royaume de Naples, d'une lieue et d…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui est proche, qui est auprès. Nous ne saurions être plus voisins. Les peuples voisins. La maison voisine. Les terres voisines de la forêt, de la rivière. Les états voisins. Les princes voisins.
Il s’emploie figurément et signifie alors Qui approche, qui est sur le point de. Il est voisin de sa ruine, de sa perte. Ce discours emphatique est voisin du galimatias.
Il s’emploie aussi comme nom et désigne Celui, celle qui est, qui demeure auprès d’un autre. Mon voisin. Ma voisine. Un bon voisin. Il a pour voisin monsieur un tel. Parlez-en à votre voisin.
Prov., Qui a bon voisin a bon matin, Qui a un bon voisin vit en repos et sans inquiétude.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- voisines — pluriel féminin — /vwazinə/
- voisins — pluriel masculin — /vwazɛ̃/
- voisine — singulier féminin — /vwazinə/
- voisin — singulier masculin — /vwazɛ̃/
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