voirie

voirie

nom, féminin, /vwaʁi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Partie de l'administration publique qui a pour objet la police des rues, des chemins, l'alignement et la solidité des édifices, etc. Grande voirie, celle qui s'occupe des grandes voies de communication. Terme de féodalité. Charge héréditaire de certains fonctionnaires qui devaient veiller à la sûreté des routes.

  2. En administration et en hygiène publique, dépôt des débris que fournissent les villes.

    Il ne voulut jamais qu'il [son cheval] fût à la voirie — Boursault (1638-1701)

    C'était dans cette vallée [Tophet] qu'on précipitait le bouc émissaire ; c'était la voirie où l'on laissait pourrir les charognes des suppliciés — Voltaire (1694-1778)

  3. Par extension. Débris d'animaux morts, ordures. Terme de boucherie. Toutes les ordures et tout ce qui ne vaut rien de la bête tuée. Mettre la voirie dans les baquets. Fig. et très familièrement. Personne digne de tout mépris, d'être jetée à la voirie.

    Ces froides horreurs de l'enfer, Cette nuit, ces vieux lits de fer Où se vont coucher les Furies, Ce gros chien qui jappe au portal, Ces grandes plaines de voiries Sont leur éternel hôpital — THÉOPHILE

    Ce fut un grand travail que de dessécher ce cloaque [Marly] de tous les environs qui y jetaient toutes leurs voiries — Saint-Simon (1675-1755)

Étymologie : Voie.

Historique : XIIIe s. Aucun sont qui ont justice ez quemins qui vont parmi lor terre et parmi l'autrui, et ce sont cil qui ont lor voierie, le [la] quele il tiennent de segneur en fief et en homage XIVe s. Nul mesureur en faisant son dit office ne pourra entreprendre sur les voiries, sur peine de dix sols, mais les garder toujours en largeur, c'est assavoir les voiries du roy de seize ou dix-huit pieds du moins, et les autres selon l'ancien usage, et pareillement les sentiers à pied et à cheval Ladite chambre deffent.... de jetter ou faire jetter en la riviere de Seine sur le quai ou bord d'icelle... aucun…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Partie de l’administration publique qui a pour objet l’établissement et l’entretien des rues et des voies de communication. La grande voirie. La petite voirie. La voirie urbaine.

  2. Il se dit aussi du Lieu où l’on porte les ordures, les immondices. On jeta le corps de ce malheureux à la voirie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • voiries — pluriel — /vwaʁi/
  • voirie — singulier — /vwaʁi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée voirie#64729.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.