s. m.
Terme de marine. Celui qui coupe, coud, garnit, répare les voiles. Maître voilier.
À chaque instant nos manœuvres se rompaient, et nos voiliers ne pouvaient suffire à réparer les toiles qui étaient presque entièrement usées — LA PÉROUSE
Voilier, voilière se dit, mais toujours avec une épithète, d'un bâtiment, par rapport à sa marche, à sa vitesse. Un navire est bon voilier, fin voilier, quand il a une marche rapide ; mauvais voilier, quand il marche mal. Frégate fine voilière. Cette corvette est mauvaise voilière. Un voilier, un navire à voiles (se dit depuis la navigation à la vapeur).
Les proportions que les Tyriens avaient gardées dans la construction d'un vaisseau presque neuf, qui était, disait-on, par cette proportion si exacte de toutes ses parties, le meilleur voilier qu'on eût jamais vu dans le port — Fénelon (1651-1715)
M. Renau avait fait construire à Brest un vaisseau de 54 canons parfaitement selon ses vues, et il voulait l'essayer contre les meilleurs voiliers anglais — Fontenelle (1657-1757)
Voilier, espèce de poulpe. Broussonnet a employé ce mot pour terme générique des istiophores.
S. f. Terme de géométrie. Voilière, courbe que forme une voile enflée par le vent.
Adj. Oiseau voilier, celui dont le vol est très étendu. Ailes voilières, ailes épaisses, massives, arquées (oiseaux de proie). Substantivement. Grand voilier, nom des oiseaux de mer dont les ailes sont très longues et qui peuvent entreprendre de longs voyages.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).