violé · viole

violé

adjectif

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Qui a été enfreint.

    Ciel offensé, lois violées, filles séduites — Molière (1622-1673)

    La majesté [des rois] violée par des attentats jusqu'alors inconnus — Bossuet (1627-1704)

  2. À qui on a fait violence, en parlant d'une femme. Fig. et trop librement.

    On voit de tous côtés nos femmes dérobées, Nos soldats égorgés, nos filles violées — Jean Mairet (1604-1686)

    Il [le P. Tellier] voulait se lier avec moi, j'eus beau m'écarter poliment, je fus violé — Saint-Simon (1675-1755)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • violées — pluriel féminin
  • violés — pluriel masculin
  • violée — singulier féminin
  • violé — singulier masculin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée violé#101746.

viole

nom, féminin, /vjɔlə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Nom générique de toute la famille des instruments à archet.

    Les monuments gothiques du moyen âge et particulièrement les portails d'église du Xe siècle sont les plus anciens où l'on trouve des instruments de l'espèce générique qu'on nomme viole — François-Joseph Fétis (1784-1871)

  2. Viole, ancien instrument de musique, qui avait six cordes de grosseurs inégales et huit touches divisées par demi-tons ; il était de la forme du violon, mais beaucoup plus grand et plus gros, et il se touchait avec un archet.

    Unissez en votre musique La flûte à la viole, et la lyre aux tambours — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Première viole, haute-contre de violon. Seconde viole, taille de violon. Troisième viole, quinte de violon. Petite viole, dessus de viole. Par-dessus de viole, petite viole dont les dames jouaient en la tenant sur leurs genoux.

  4. Basse de viole, voy. BASSE 1, n° 2.

    Avant lui [Battistini] on ne se servait [au lieu de violoncelle] que de la basse de viole, qui était montée de sept cordes, pour accompagner le chant comme pour la musique instrumentale — François-Joseph Fétis (1784-1871)

  5. (voy. QUINTE 1).

    De toutes les anciennes violes, on n'a conservé que celle qu'on nomme proprement viole, ou alto, ou quinte, et qu'on a réduite à quatre cordes accordées une quinte plus bas que les cordes du violon — François-Joseph Fétis (1784-1871)

  6. Jeu d'orgues de tuyau à bouche, ouvert de quatre pieds, qui sert d'unisson à l'octave.

  7. Viole noire, nom que l'on donne, au Canada, à la perche ocellée [poisson].

Étymologie : Prov. viula, viola ; esp. port. et it. viola ; bas-lat. vitula, vidula, que Diez rattache au lat. vitulari, se réjouir, littéralement gambader comme un veau, lequel vient de vitulus (voy. VEAU).

Historique : XIVe s. Et voyant cuire telz breuvages Dedans tes vaisseaulx et fioles Plus creuses que ne sont violes XVe s. Or et argent sont dieux en terre, Las ! com faulx dieux et decepvans, Qui tiennent prins en leur geole Par convoitise maintes gens Que diable endort à sa viole

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Instrument de musique à sept cordes, dont on joue avec un archet. Airs, pièces de viole.

  2. Viole d’amour, viole de gambe ou basse de viole, petite viole ou dessus de viole, par-dessus de viole, Violes diverses, différant par la dimension, le nombre de cordes, la hauteur du son, etc.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • violes — pluriel — /vjɔlə/
  • viole — singulier — /vjɔlə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée viole#64448.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.