vileté

vileté

nom, féminin, /viləte/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Bas prix d'une chose. Vileté des denrées. On dit de même : la vileté du prix. La vileté du prix des grains.

  2. Le peu d'importance d'une chose. La vileté de la matière.

  3. Bassesse, abjection.

    On les regarde comme le rebut du monde, comme réduits à l'extrémité de la vileté et de la bassesse — Pierre Nicole (1625-1695)

    Par quelle vanité voulons-nous que, dans la nôtre [langue], tout ce qui est à l'usage du peuple contracte un caractère de bassesse et de vileté ? — Marmontel (1723-1799)

Étymologie : Provenç. viltat, viutat ; ital. viltà ; du lat. vilitatem, de vilis, vil.

Historique : XIe s. Là murrez vus à hunte e à viltet XIIIe s. Jà [que ma dame] ne m'ait en grant vuilté Pour la fievre qui m'est prise Chi vous lairons des prisons qui estoient à grant viuté et à grant mesaise en prison à Cahaire XVe s. En amour vivre, Tousjours ensuyvre Charnalité, C'est vilité, Penalité Et beaucoup pis que d'un homme yvre XVIe s. Mais j'ai tant veu de vileté, Tant cognu d'infidelité Combien en sçavons-nous.... qui se sont jectez à l'abjection, vilité et mespris du monde ! En representer [du mensonge] l'horreur, la vilité et le desreglement

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Bas prix d’une chose. La vileté des denrées.

  2. Il désigne aussi le Peu d’importance d’une chose. La vileté de la matière. Il est peu usité dans les deux sens.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • viletés — pluriel — /viləte/
  • vileté — singulier — /viləte/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée vileté#64383.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.