vilainement
adverbe, /vilɛnəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une vilaine manière. S'enfuir vilainement. Il fait toutes choses vilainement. Il s'est logé vilainement. Il mange vilainement.
Cette somme.... promise à mon fils et à moi, sur quoi nous avons été si vilainement trompés par La Jarie — Mme de Sévigné (1626-1696)
Longepierre, avec tout son art, montra vilainement la corde, et se fit honteusement chasser — Saint-Simon (1675-1755)
Étymologie : Vilaine, et le suffixe ment ; provenç. vilanamen ; espagn. et ital. villanamente.
Historique : XIIIe s. Ensi se departi li os [l'armée] assés vilainement pour l'occoison des Flamens Il est establi que cil qui jurent vilainement de Dieu et de nostre Dame doivent estre mis en l'esquele [échelle, sorte de punition], une hore du jour XVe s. Le connestable desmentit villainement ledit seigneur Le comte Jacques qu'il prit et fit mourir vilainement et horriblement
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une vilaine manière. On l’a reçu vilainement, Grossièrement. Il s’enfuit vilainement, Honteusement et lâchement.
Il m’a vilainement trahi, vilainement trompé, D’une manière Infâme.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- vilainement — forme de base — /vilɛnəmɑ̃/
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