vêture
nom, féminin, /vetyʁə/ ou /vɛtyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Cérémonie, dite aussi prise d'habit, par laquelle un jeune homme ou une jeune fille, après avoir fait ses épreuves dans un monastère, y prend l'habit religieux pour commencer son noviciat.
Il [Corbinelli] vient d'entendre par hasard un sermon de l'abbé Fléchier, à la vêture d'une capucine, dont il est charmé — Mme de Sévigné (1626-1696)
Action de fournir des vêtements. La vêture des enfants assistés.
Étymologie : Provenç. et espagn. vestidura ; ital. vestitura ; du lat. vestitura, de vestire, vêtir.
Historique : XIIe s. E escriant plorarent, e à detrenchies vestures sparsent puriere sur lur chief XIIIe s. Ge voil soffisant vesteüre, Qui de froit et de chaut me gart Et estoit li fiés si petit, que il n'estoit pas convenables au vivre ne à le [la] vesture des enfans XVe s. Et aussy le sage prince, sans user de simulacion, soubz vesteure faincte, certainement tourna ses meurs en tous vertueux offices Sur l'oriere d'un champ, entre la vesture d'icellui [la récolte qui y était] et ung fossé XVIe s. Porter pareille vesture en hyver qu'en esté
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Cérémonie qui se fait dans les couvents, lorsqu’on donne l’habit à un religieux, à une religieuse, et qui précède communément d’une année la profession solennelle. Assister à une vêture. Prêcher une vêture, On dit plus ordinairement : Prise d’habit.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- vêtures — pluriel — /vetyʁə/ ou /vɛtyʁə/
- vêture — singulier — /vetyʁə/ ou /vɛtyʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée vêture#65149.