vestale
nom, féminin, /vɛstalə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Chez les Romains, prêtresse de Vesta, consacrée à la virginité. Il se dit figurément, dans le style élevé, des religieuses chrétiennes.
Seigneur, j'irai remplir le nombre des vestales — Jean Racine (1639-1699)
Il n'y avait que six vestales ; nous avons des milliers de couvents de filles — ST-FOIX
Fig. Femme d'une chasteté exemplaire. Ce n'est pas une vestale, c'est une femme de mœurs légères.
Lamothe s'est piquée depuis d'avoir une passion pour le roi [Louis XIV], qui l'a rendue une vestale pour tous les autres hommes — Mme DE LA FAYETTE
Tout ce que chacune a pu gagner par une continuelle affectation qui ne s'est jamais démentie, a été de faire dire de soi : on l'aurait prise pour une vestale — La Bruyère (1645-1696)
Étymologie : Lat. vestalis, de Vesta.
Historique : XIVe s. Les vierges vestales, c'estoient celles qui servoient à la deesse Veste Les vierges vestaux Postumia vierge vestal suspecte d'avoir esté incestueuse XVIe s. On moys de juing, on jour des festes vestales
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. d’Antiquité romaine — Vierge consacrée à la déesse Vesta. Une vestale qui manquait à la chasteté était punie de mort.
Il se dit figurément, de nos jours, d’une Femme, d’une jeune fille qui est d’une chasteté exemplaire. C’est une vestale. Elle aura de la peine à passer pour une vestale.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- vestales — pluriel — /vɛstalə/
- vestale — singulier — /vɛstalə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée vestale#64200.