verrou

verrou

nom, masculin, /vɛʁu/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Moyen de fermeture consistant en une barre de fer ronde ou carrée, de même dimension dans toute sa longueur, ayant une queue au milieu et un mouvement de va-et-vient entre deux crampons. Enfermé au verrou, se dit de celui qui a tiré le verrou d'une chambre pour empêcher qu'on ne vienne l'y déranger. Tenir quelqu'un sous le verrou, le tenir renfermé. Être sous les verrous, être enfermé, être en prison. On dit dans un sens analogue : L'or ouvre tous les verrous, force les verrous. Tirer le verrou, pousser le verrou de manière qu'il ferme la porte. Fig. Fig. Porter l'épée en verrou, la porter horizontalement. Baiser le verrou, se disait de quelques coutumes où le vassal qui ne trouvait pas son seigneur dans son château, pour lui rendre l'hommage, en était quitte pour heurter trois fois, l'appeler trois fois par son nom, et baiser la cliquette ou verrou de la porte ; de quoi il devait prendre acte, et en laisser copie.

    Et voyant que le chien n'aboyait point la nuit, Que les verrous graissés ne faisaient aucun bruit — Mathurin Régnier (1573-1613)

    Et les soins défiants, les verrous et les grilles Ne font pas la vertu des femmes ni des filles — Molière (1622-1673)

  2. Verrou à ressort, moyen de fermeture dont une extrémité recourbée est terminée par un bouton, et dont l'autre extrémité, aplatie, entre dans un crampon. Verrou de sûreté, synon. de serrure de sûreté.

  3. Terme de plombier. Mécanisme qui sert à faire changer de direction aux cylindres du laminoir.

Étymologie : Wallon, verou, ferou ; bourguig. varullô, varô ; provenç. verrolh, berrolh et aussi ferrolh ; espagn. herrojo ; portug. ferrolho ; du lat. veruculum, petite broche, dimin. de veru ; mais les formes en f ou dérivent de ferrum, fer, ou montrent qu'il y a eu confusion.

Historique : XIIIe s. Il atribla les portes d'arain, et brisa les verrouz de fer Renart l'uis defferme à le [la] clef, Et puis entre ens trestot souef, Et puis le referme au vierel XVe s. Si s'eslongna ung petit de l'huys, puis se mist au cours de toute sa force, et y vint heurter de tel randon qu'il rompit les gons des verroux, et porta l'huys à l'envers par terre XVIe s. Il se saisit de la porte, et se met à s'apuier de l'eschine par faute de verreuil

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Pièce de fer fixée sur une porte ou une fenêtre et qui, poussée dans une gâchette, empêche d’ouvrir. Fermer une porte au verrou, à deux verrous. Verrou à ressort. Verrou de sûreté. Mettre le verrou. Tirer, pousser le verrou.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • verrous — pluriel — /vɛʁu/
  • verrou — singulier — /vɛʁu/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée verrou#64116.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.