vermeil

vermeil

adjectif, /vɛʁmɛj/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873) — entrée 1

adj.

  1. Qui est d'un rouge un peu plus foncé que l'incarnat. Une plaie vermeille, celle dont les chairs sont d'un rouge vif.

    Gros et gras, le teint frais et la bouche vermeille — Molière (1622-1673)

    Ses blessures [de Jésus] toutes récentes, toutes teintes et toutes vermeilles de ce divin sang — Bossuet (1627-1704)

  2. S. m. Anciennement, vermeil doré, vaisselle d'argent, ou de cuivre, qu'on a dorée avec de l'or dissous en poudre par de l'eau forte et amalgamé avec du mercure.

    Les clous qui clouent le galon sont de diamants ; le pied est de vermeil doré, très riche et très bien travaillé — Mme de Sévigné (1626-1696)

  3. Aujourd'hui, espèce de dorure en or moulu qui se fait par l'application de l'or sur l'argent.

    Je dors au bruit des eaux, au son lointain des lyres, Sur un lit aux pieds de vermeil — Victor Hugo (1802-1885)

  4. Vermeil ou vernis-vermeil, vernis rouge, composé de résine gutte, de résine laque et de sang-dragon dissous dans l'alcool, dont on se sert pour donner de l'éclat aux ouvrages dorés ou en détrempe.

  5. S. f. Vermeille, sorte de gemme où le rouge est mêlé d'orangé. Les joailliers appellent vermeille occidentale l'almandine de Beudant, vermeille orientale le corindon, et vermeille hyacinthe le zircon orangé brunâtre.

Étymologie : Berry, varmeil, varmé ; provenç. vermelh, vermel ; cat. bermell ; espagn. bermejo ; portug. vermelho ; ital. vermiglio ; du lat. vermiculus, kermès (voy. KERMÈS) ou cochenille du chêne, qui donne une couleur rouge, proprement petit ver, diminutif de vermis (voy. VER).

Historique : XIe s. Nus les feruns [nos épées] vermeilles de chald sanc Que tut [il] li trenchet le vermeill e le blanc [de son escu] XIIe s. [Au temps] Que bois et prez sont de mainte semblance, Vert et vermeil, couvert d'erbe et de flor La bouche [elle] ot savorose, plus vermoille que sans [sang] Car dunc veïst le sanc el blanc cervel rouir [rougir], Le cervel ensement el vermeil sanc blanchir Quant il unt fait al rei ceste parole entendre, D'ire devint vermeilz plus que carbuns sur cendre XIIIe s. Vermeille ert [elle était] comme rose, blanche com flor de lis Li vermaus li monte en la face, Et les lerme…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

adj.

  1. Qui est d’un rouge un peu plus foncé que l’incarnat; il se dit principalement des Fleurs et du teint. Rose vermeille. Bouton vermeil. Teint vermeil. Frais et vermeil. Bouche vermeille. Lèvres vermeilles. Vermeille comme la rose.

  2. VERMEIL s’emploie aussi comme nom masculin et désigne l’Argent doré. Un service de vermeil. Un vase de vermeil.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (4)
  • vermeilles — pluriel féminin — /vɛʁmɛjə/
  • vermeils — pluriel masculin — /vɛʁmɛj/
  • vermeille — singulier féminin — /vɛʁmɛjə/
  • vermeil — singulier masculin — /vɛʁmɛj/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée vermeil#64058.

vermeil

nom, masculin, /vɛʁmɛj/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Se dit, en termes ruraux, des lieux où il se trouve des vers. Mener la volaille au vermeil.

Étymologie : Lat. vermiculus, vermisseau, diminutif de vermis, ver.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • vermeils — pluriel — /vɛʁmɛj/
  • vermeil — singulier — /vɛʁmɛj/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée vermeil#64057.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.