vergogne

vergogne

nom, féminin, /vɛʁɡɔɲə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme autrefois très noble et qui aujourd'hui est devenu familier. Honte.

    Et moi, pouvant parler, j'ai parlé, misérable, Pour lui faire vergogne [à Jésus] et le désavouer — Malherbe (1555-1628)

    Quand un roi fainéant, la vergogne des princes, Laissant à ses flatteurs le soin de ses provinces, Entre les voluptés indignement s'endort — Malherbe (1555-1628)

Étymologie : Bourg. vargogne ; prov. vergonia, vergonha ; catal. vergonya ; portug. vergonha ; it. vergogna ; du lat. verecundia, de vereri, révérer, et le suffixe cundus. Il y avait aussi la forme vergonde.

Historique : XIe s. Dist Oliviers : vergoigne sereit grant XIIIe s. Quant la dame s'oït si ramposner, Vergoigne [elle] en ot, si dit par felonie.... Et quantli autre chevalier oïrent ce, si en douterent moins la honte et vergoingne XVe s. [Aymon de Pommiers] prit ce fait [l'exécution de son neveu] à grant vergogne, et jura que jamais pour le roi d'Angleterre ne s'armeroit XVIe s. Celles qui sont extraites de noble sang, ont plus de vergogne de choses mal honestes que n'ont pas les autres Mordre en riant les uns les autres, comme font aucuns, qui se bagnent quand ils peuvent faire vergongne à quelqu'un

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Honte. C’est un homme sans vergogne. Il n’a ni honte ni vergogne.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • vergognes — pluriel — /vɛʁɡɔɲə/
  • vergogne — singulier — /vɛʁɡɔɲə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée vergogne#64048.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.