venu

venu

adjectif, /vəny/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (9 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Qui s'est transporté d'un lieu à un autre. Venu à Paris. Qui a été transporté d'un lieu à un autre. Des marchandises venues de loin.

  2. Succédant selon l'ordre du temps. L'heure venue, il prit congé.

    Le printemps venu, il rassembla toutes ses forces à Éphèse — Rollin (1661-1741)

  3. Né, issu.

    À peine fut-il assuré du trône, qu'il fit tuer tous ses frères venus du mariage de son père avec une fille d'Antiochus — Rollin (1661-1741)

    J'ai commencé par choisir, dans un canton de mes bois, cent chênes.... afin d'avoir du bois venu en même terrain — Buffon (1707-1788)

  4. Mal venu, qui n'a pas bien crû, bien poussé. Un enfant mal venu.

    Des végétaux maigres, mal venus, privés de nourriture — MIRBEL

    Ô seigneur mal venu de ce superbe lieu ! — Victor Hugo (1802-1885)

  5. Mal venu, se dit d'une opération qui n'a pas réussi. Épreuve mal venue. Statue en fonte mal venue.

  6. Bien venu, bien accueilli. Être bien venu partout. Soyez le bien venu, la bien venue, formule de politesse qu'on adresse à une personne qui arrive. On écrit aussi bienvenu, bienvenue en un seul mot. Bien venu de, bien accueilli par. Être bien venu à, trouver facilité à. Mal venu, mal accueilli. Être mal venu à, s'exposer à une réprimande, à une résistance, etc. Dans le même sens, ironiquement, être bien venu.

    Qui donnera le plus, qu'il soit le mieux venu — Mathurin Régnier (1573-1613)

    Qui vient de votre part est toujours bien venu — Pierre Corneille (1606-1684)

  7. Nouveau venu, nouvellement arrivé. Substantivement. Un nouveau venu. Une nouvelle venue. Les nouveaux venus. Les nouvelles venues.

    Il est nouveau venu des universités — Pierre Corneille (1606-1684)

    Morbleu ! monsieur le nouveau venu, qui faites l'homme d'importance, ce n'est pas votre affaire — Molière (1622-1673)

  8. Le premier venu, la première venue, celui, celle qui arrive avant les autres ; au pluriel, les premiers venus, les premières venues. Fig. Toute personne indistinctement. Il se dit, en parlant des choses, de ce qui se trouve facilement, de ce qui tombe sous la main.

    Vous me demandez qui sera mon médecin, quand je n'aurai plus le grand Tronchin ; je vous répondrai : personne ou le premier venu, cela est absolument égal à mon âge — Voltaire (1694-1778)

    Il n'y a point de vent, madame, point de premier venu dans le monde — Beaumarchais (1732-1799)

  9. Le dernier venu, la dernière venue, celui, celle qui arrive le dernier, celui, celle qui est admise le dernier, la dernière (au pluriel, les derniers venus, les dernières venues).

    Et ces derniers venus auront droit de nous dire, Qu'ils auront en ces lieux établi notre empire ? — Pierre Corneille (1606-1684)

    Ah ! vraiment, vous voilà bien plaisante avec votre amour maternel, quelle folie ! est-ce qu'on aime cela ?... M. de Grignan fait fort bien d'en être jaloux : vous le quittez, dit-il, pour le premier venu [un enfant nouveau-né] ; c'est pour le dernier venu qu'il veut dire — Mme de Sévigné (1626-1696)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • venues — pluriel féminin — /vəny/
  • venus — pluriel masculin — /vəny/
  • venue — singulier féminin — /vəny/
  • venu — singulier masculin — /vəny/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée venu#63996.

venu

nom, masculin, /vəny/

Voir aussi : forme féminine venue

Grammaire et formes (2)
  • venus — pluriel — /vəny/
  • venu — singulier — /vəny/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée venu#63995.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.