ventouse
nom, féminin, /vɑ̃tuzə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. f.
Vaisseau de verre, de cuivre, etc. qu'on applique sur la peau, et dans la capacité duquel on fait le vide, afin de soulever la peau et de produire une irritation locale. Appliquer des ventouses. Ventouses humides, et, plus ordinairement, ventouses scarifiées, ventouses après lesquelles on pratique la scarification de la peau soulevée ; on réapplique la ventouse pour obtenir plus de sang. Ventouses sèches, ventouses après lesquelles on ne scarifie pas la peau soulevée.
Terme d'histoire naturelle. Certains organes dont quelques animaux aquatiques sont pourvus, et au moyen desquels ils font le vide et sucent les corps auxquels ils s'attachent.
Ouverture pratiquée dans un conduit pour donner passage à l'air. Ventouse, ou planche de ventouse, nom de deux planches de plâtre placées l'une devant l'autre sous le manteau d'une cheminée, et entre lesquelles passe l'air. Se dit aussi de petites ouvertures pratiquées dans l'épaisseur des planchers pour établir un courant d'air sous le manteau d'une cheminée. Terme de marine. Ouverture pratiquée dans les ponts ou même dans la muraille d'un navire pour renouveler l'air. Terme de poêlier. Petite grille en fonte donnant passage à l'air froid. Terme de métallurgie. Ouvertures des canaux d'évaporation dans les fourneaux. Ouvertures faites aux murs des parcs et clôtures pour faire écouler l'eau (MASSÉ, 1766, Dict. des eaux et for.).
Si la cheminée fumait toujours malgré les précautions indiquées, il faudrait faire une ventouse qui s'ouvrît dans la cheminée — Mme de Genlis (1746-1830)
Terme de jardinage. Branche qu'on laisse sans la tailler aux espaliers trop vigoureux, pour qu'elle consume l'excès de séve.
Ventouse de chapeau, de casquette, petite ouverture pour l'aérer.
Étymologie : Provenç. espagn. et ital. ventosa ; du latin ventosa, ventouse, de ventosus, venteux.
Historique : XVe s. Ventoise pour aider à relever la marris [matrice] d'icele malade Des estoupes ardentes dedans venteuses, et les luy passoient en ceste chaleur à l'endroit du cueur [pour lui faire retirer le sang au cueur] XVIe s. Ventouses de cuivre, de corne, de verre, de bois, de terre, d'or et d'argent, les unes sont grandes, autres petites (appelées petits cornets), les autres moyennes
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Sorte de petite cloche de verre, qu’on applique sur la peau et dans l’intérieur de laquelle on raréfie l’air au moyen de la chaleur ou par un procédé mécanique, afin de soulever la peau et de produire une révulsion locale. Appliquer des ventouses. Mettre, poser des ventouses.
Ventouses sèches, Ventouses qu’on applique sans faire ensuite de scarification. Ventouses scarifiées, Celles qu’on applique en scarifiant ensuite.
VENTOUSE se dit, par analogie, en termes d’Histoire naturelle, de Certains organes dont quelques animaux aquatiques sont pourvus, et à l’aide desquels ils s’attachent aux différents corps, ou sucent, en faisant le vide. La sangsue a des ventouses.
Il désigne aussi une Ouverture, pratiquée dans un conduit, dans une fosse, etc., pour donner passage à l’air. Il faut mettre des ventouses à cette cheminée pour l’empêcher de fumer. La ventouse d’une fosse d’aisances.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- ventouses — pluriel — /vɑ̃tuzə/
- ventouse — singulier — /vɑ̃tuzə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ventouse#63973.