vénération
nom, féminin, /veneʁasjɔ̃/ ou /vɛnɛʁasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Grand respect joint à une sorte d'affection.
La reine, heureuse par sa naissance et par la vénération de tous les peuples, ne voyait rien sur la terre qui ne fût au-dessous d'elle — Bossuet (1627-1704)
Rendre par un décret public, à la Grèce si longtemps captive, la liberté à laquelle elle ne pensait plus ; par ce moyen répandre d'un côté la terreur et de l'autre la vénération de leur nom [des Romains] — Bossuet (1627-1704)
Particulièrement, respect qu'on a pour les choses saintes. Exposer des reliques à la vénération des fidèles.
Les païens avaient de la vénération pour des bois, des fontaines — Descartes (1596-1650)
La vénération qu'a l'Église pour une doctrine si sainte — Pascal (1623-1662)
Étymologie : Latin, venerationem, de venerari, vénérer.
Historique : XIIe s. Li reis vit le altel à sun repair, e veneracion li fist ; si i fist ses oblaciuns o ses sacrefises
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Respect qu’on a pour les saints et les choses saintes; honneur qu’on leur rend. Grande vénération. Profonde vénération. On ne saurait avoir trop de vénération pour les choses saintes. Exposer des reliques à la vénération des fidèles.
Il se dit, par extension, de l’Estime respectueuse qu’on a pour certaines personnes. C’est un homme qui mérite la vénération. J’ai beaucoup de vénération pour sa vertu. Ma vénération pour mon père, pour vous. Sa mémoire est en vénération.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- vénérations — pluriel — /veneʁasjɔ̃/ ou /vɛnɛʁasjɔ̃/
- vénération — singulier — /veneʁasjɔ̃/ ou /vɛnɛʁasjɔ̃/
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