venelle
nom, féminin, /vənɛlə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Petite rue. Ce terme, vieilli et employé encore en Normandie, n'est resté usité que dans cette locution figurée : Enfiler la venelle, prendre la fuite.
Cet animal, irrité, ainsi qu'un taureau furieux à qui l'on ouvre la barrière, enfila la venelle, et, me passant entre les jambes, m'enleva de terre — Lesage (1668-1747)
J'enfile la venelle ; et, tout léger d'effroi, Je cours un fort long temps sans voir derrière moi — Mathurin Régnier (1573-1613)
Étymologie : Génev. veniule ; Berry, vane, vanne, ruelle ; bas-lat. venella dans un diplôme de 648 (GRANDGAGNAGE, Noms vallons). Du Cange y voit un diminutif de vena, veine, pris figurément. Cela est appuyé par le génevois veniule, et par le bas-latin venula, venelle, dans un texte cité par du Cange. Courtépée, Descrip. du duché de Bourgogne, p. 506, prétend que enfiler la venelle vient de ce que, en 1437, les écorcheurs rôdant autour de Selongey et de Gemeaux, localités où passe une petite rivière dite la Venelle, les habitants les pourchassèrent jusqu'à un défilé fort étroit, ne se sauvant que ceux qui s
Historique : XIIIe s. Laquaus [laquelle] maisuns se tient d'une part à la venele Saint Sauveor XVe s. Le suppliant se tourna en une venelle entre deux maisons La suppliant mist son enfant tout mort en la venelle de son lit La veuille ou ruelle du lit
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Petite rue dans la campagne, entre des murs, des haies.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- venelles — pluriel — /vənɛlə/
- venelle — singulier — /vənɛlə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée venelle#63943.