vehme
nom, féminin, /vɛmə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Vehme ou cour vehmique, tribunal secret établi par Charlemagne pour retenir les Saxons dans le christianisme et dans l'obéissance.
Plus tard, comme continuation de ce tribunal, mais avec un autre caractère, la sainte vehme, association secrète connue aussi sous le nom de francs juges, et qui se forma en Allemagne dans le XIVe et le XVe siècle ; elle avait son siége principal en Westphalie ; née de l'impuissance de la justice régulière durant les troubles, elle assignait devant elle les plus puissants comme les plus humbles, jugeait sans témoins et sans procédure par des juges masqués, et faisait accomplir par des initiés, masqués aussi, ses sentences prononcées souvent en l'absence de l'accusé.
Étymologie : Allem. Fehm, juridiction criminelle, tribunal secret.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Tribunal secret qui, dans l’Allemagne du Nord, jugeait sans témoins, souvent en l’absence des accusés. La sainte vehme. La vehme avait son siège principal dans la Westphalie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- vehmes — pluriel — /vɛmə/
- vehme — singulier — /vɛmə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée vehme#63867.