vaincu
adjectif, /vɛ̃ky/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)
Littré (1873)
part passé de vaincre.
Qui a succombé en guerre, en combat. Substantivement. On a joint quelquefois vaincu à un adjectif possessif. Fig. Celui qui a cédé à l'amour.
Les peuples vaincus peuvent conserver quelque liberté, lorsque, par la force de leur situation, ils sont en état de faire des traités après leur défaite — Montesquieu (1689-1755)
Que ceux qui veulent croire que tout est faible dans les vaincus ne pensent pourtant nous persuader que la force ait manqué au courage de Charles Ier — Bossuet (1627-1704)
Dont on est venu à bout.
C'est aux personnes seules de l'art qu'il est réservé d'apprécier les vraies beautés d'un ouvrage et le degré de difficulté vaincue — D'Alembert (1717-1783)
Qui a succombé.
Quoi ! déjà votre amour des obstacles vaincue.... — Jean Racine (1639-1699)
Mérope va mourir ; son courage est vaincu ; Pour son fils seulement Mérope avait vécu — Voltaire (1694-1778)
Qui s'est laissé toucher, convaincre.
De ce même Pallas j'implorai le secours : Claude vous adopta vaincu par ses discours — Jean Racine (1639-1699)
Mon cœur, vaincu par ses caresses, lui rendait toute l'amitié qu'elle m'avait si longtemps témoignée — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (4)
- vaincues — pluriel féminin — /vɛ̃ky/
- vaincus — pluriel masculin — /vɛ̃ky/
- vaincue — singulier féminin — /vɛ̃ky/
- vaincu — singulier masculin — /vɛ̃ky/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée vaincu#63628.