vade
nom, féminin, /vadə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Terme du jeu de brelan et autres jeux. Somme avec laquelle un des joueurs ouvre le jeu. La vade est de cent francs.
Il s'est dit, en termes d'affaires et de commerce, de la part ou intérêt, que chaque personne d'une compagnie a dans une entreprise.
Fig. L'intérêt propre de chacun, la mise de chacun dans le monde.
Elle [Mme de Vins] m'aime un peu pour ma vade — Mme de Sévigné (1626-1696)
Bezons fut outré d'être joué de la sorte, et ne le laissa pas ignorer à Mme la duchesse de Berry ; Mme de St-Simon, pour sa vade, lui dit son avis du procédé — Saint-Simon (1675-1755)
Étymologie : Ital. vada. C'est l'impératif italien vada, qu'il aille (voy. VAIS [je]).
Historique : XVIe s. Le roy, le pape et le prince germain Jouent un jeu de prime assez jolie : D'arme est leur vade, et l'envy l'Italie ; Et le roy tient le grand poinct en sa main
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- vades — pluriel — /vadə/
- vade — singulier — /vadə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée vade#63587.