vacance
nom, féminin, /vakɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. f.
Temps pendant lequel une fonction, une dignité n'est pas remplie. La vacance du saint-siége.
Chaque vacance du trône est suivie d'une affreuse guerre civile — Montesquieu (1689-1755)
Au plur. Temps durant lequel les études cessent dans les écoles, dans les colléges. Le temps des vacances. Par extension. Fig. Il se dit aussi quelquefois au singulier : un jour de vacance.
Vous êtes, vous ma fille, dans de véritables vacances, vous faites un usage admirable du beau temps ; dîner dans votre château est une chose extraordinaire — Mme de Sévigné (1626-1696)
Il me semblait qu'il était ravi à Vichy d'être en vacances [séparé d'une mauvaise liaison], comme vous dites — Mme de Sévigné (1626-1696)
Temps, dit aussi vacations, où les tribunaux interrompent leurs fonctions.
Je vous retire encore les vacances de la chambre de l'Arsenal ; ils se sont remis à travailler au bout de quatre jours — Mme de Sévigné (1626-1696)
Les vacances de la chicane font partir bien des gens — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Lat. vacantia (QUICHERAT, Addenda), de vacans, vacant.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
état d’une charge, d’une dignité, d’un poste vacant. Durant la vacance du Saint-Siège. La vacance d’une abbaye, d’un bénéfice. L’Académie a déclaré la vacance de ce fauteuil. Il y a trois vacances à remplir dans cette Université.
Par analogie, Vacance d’une succession, état d’une succession à laquelle on a renoncé ou que personne ne réclame.
VACANCES, au pluriel, désigne le Temps pendant lequel les études cessent dans les écoles, dans les collèges. Avoir vacances. Le temps des vacances. Où irez-vous passer les vacances? Les vacances de Pâques. Les grandes vacances.
Il se dit aussi du Temps où les tribunaux interrompent leurs fonctions et qu’on appelle autrement Vacations.
Par extension, il s’emploie en parlant du Temps de repos qui est accordé à des employés dans un magasin, dans une banque, dans un établissement public ou privé, quel qu’il soit. Les employés de cette maison ont droit à un mois de vacances. Les vacances parlementaires.
Il se dit, dans une acception plus générale encore, de Toute interruption que l’on s’accorde dans ses occupations ordinaires. Je ne travaillerai pas à mon livre ces jours-ci : je prends des vacances, je me suis donné des vacances.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- vacances — pluriel — /vakɑ̃sə/
- vacance — singulier — /vakɑ̃sə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée vacance#63544.