utopie
nom, féminin, /ytɔpi/ ou /ytopi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Pays imaginaire où tout est réglé au mieux, décrit dans un livre de Thomas Morus qui porte ce titre. Chaque rêveur imagine son Utopie (avec majuscule).
Fig. Plan de gouvernement imaginaire, où tout est parfaitement réglé pour le bonheur de chacun, et qui, dans la pratique, donne le plus souvent des résultats contraires à ce qu'on espérait (avec une minuscule). Se créer une utopie. De vaines utopies. Projet imaginaire.
Étymologie : Nom forgé par Thomas Morus, de οὐ, non, et τόπος, lieu, c'est-à-dire chose qui ne se rencontre en aucun lieu.
Historique : XVIe s. Finablement arrivarent au port de Utopie, distant de la ville des Amaurotes par trois lieues La malice que havons de Adam pour heritage s'est treuvée tousjours à Geneve comme ailleurs.... si qu'il ne fault chercher ronds et entiers plaidoieurs qui par cavillations ne prolongent les procez, sinon en utopie
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Conception imaginaire d’un gouvernement, d’une société idéale.
Par extension, il se dit d’une Chimère, de la conception d’un idéal irréalisable. Beaucoup de gens estiment que l’organisation de la paix universelle n’est qu’une utopie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- utopies — pluriel — /ytɔpi/ ou /ytopi/
- utopie — singulier — /ytɔpi/ ou /ytopi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée utopie#63524.