usurpation
nom, féminin, /yzyʁpasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action d'usurper, ou le résultat de cette action.
Mien, tien : .... c'est là ma place au soleil ; voilà le commencement et l'image de l'usurpation de toute la terre — Pascal (1623-1662)
La majesté violée par des attentats jusqu'alors inconnus, l'usurpation et la tyrannie sous le nom de liberté — Bossuet (1627-1704)
La chose même qui est usurpée. La plupart des terres de cette seigneurie n'étaient que des usurpations.
Étymologie : Provenç. usurpatio ; espagn. usurpacion ; ital. usurpazione ; du lat. usurpationem, de usurpare, usurper.
Historique : XVIe s. Il ne s'estoit point laissé aller à ceste violente usurpation de tyrannie par effrenée concupiscence de vivre à son plaisir Une escriture peult estre corrompeue en troys manieres qui sont : diminution, ou superfluité, ou usurpation d'une letre pour autre
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action d’usurper ou Résultat de cette action. L’usurpation de l’autorité souveraine. Son usurpation ne fut pas de longue durée. L’usurpation d’un titre, d’un droit. Usurpation de terrain.
Il se dit aussi de la Chose même qui est usurpée. La plupart des terres de cette seigneurie n’étaient que des usurpations.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- usurpations — pluriel — /yzyʁpasjɔ̃/
- usurpation — singulier — /yzyʁpasjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée usurpation#63502.